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Parents, ne remplacez pas votre ado sur les salons étudiants
post-bac•Les accompagner peut les aider, mais les remplacer risque de les éloigner de leurs véritables enviesYoussef Zein
Ils n’en sont pas le public cible. Pourtant les parents sont de plus en plus nombreux à déambuler dans les allées des salons étudiants. Julie Mlezcko, directrice déléguée de la rédaction de Studyrama, le constate depuis dix ans.
« Ils sont extrêmement présents et proactifs ! Ils sont vraiment là pour se renseigner aussi, comprendre le système », explique-t-elle. Cette présence a été accélérée par l’arrivée de Parcoursup : « Cet outil leur fait peur, ils veulent en savoir le plus possible », poursuit la directrice. Comprendre les formations, sécuriser l’investissement d’une année d’études… autant de raisons qui expliquent leur engagement.
Mais cette implication peut dépasser les bornes… Au point de carrément voir des parents parcourir le salon sans leur enfant, resté à la maison : « Si les jeunes ne s’en préoccupent pas du tout, ils risquent de se retrouver dans des cursus qui ne leur conviennent pas forcément », prévient Julie Mleczko.
Ne pas prendre le dessus
Trop de pression ou de recommandations mal ciblées peuvent transformer le salon en source de stress plutôt qu’en opportunité de découverte. La représentante de Studyrama conseille plutôt aux parents de préparer le terrain sans imposer de choix. L’idée est d’aider son enfant à affiner ses envies et à comprendre le système, pas de décider à sa place.
« Il ne faut pas pousser le jeune vers des études porteuses mais qui ne l’intéressent pas. Se plaire dans ses études puis dans son métier est primordial », insiste-t-elle. Pour elle, l’idéal est d’apporter un soutien serein, sans mettre une pression supplémentaire alors que la terminale est déjà rythmée par le bac.
Quand les parents peuvent aider
Les parents ne sont pas pour autant indésirables sur le salon. Ils peuvent être un soutien appréciable pour de timides futurs étudiants. Certains jeunes manquent d’assurance pour poser leurs questions.
Notre rubrique Vie ProSur les stands et surtout en conférence, « c’est souvent les parents qui lèvent la main en premier et posent de bonnes questions », note Julie Mlezcko. Leur rôle de facilitateur peut donc être précieux… A condition de rester dans un rôle de soutien et non de décisionnaire !



















