En 2024, j’arrête de voler dans les frigos du bureau
Bonnes Résolutions (2/3)•On sait très bien que vous ne le faites jamais, mais arrêtez quand mêmeYoussef Zein
L'essentiel
- La nouvelle année approche et l’heure est aux bonnes résolutions au boulot. Mais plutôt que des belles promesses impossibles à tenir sur la durée, voilà quelques résolutions qui ne devraient pas être trop compliquées à suivre
- Le vol dans les frigos est un délit répandu dans un nombre important d’entreprises
- Cette incivilité peut nuire à l’ambiance d’entreprise et à votre karma aussi
Il aura fallu une sombre affaire de chauffage coupé après un vol de sandwich pour que le monde de l’open space ouvre enfin les yeux. Le frigo d’entreprise est une zone de non-droit où chaque jour disparaissent sandwichs, canettes d’ice tea et skyr framboise. Le vol en frigo d’entreprise est d’ailleurs tellement répandu qu’il est fort probable que l’un de vous s’y soit déjà adonné. Mais chut, on ne dira rien. Pourtant, à l’approche de la nouvelle année, il serait temps d’en faire une résolution. Ces larcins sans conséquences majeures au premier abord, peuvent finalement nuire fortement à l’ambiance de travail.
Derrière une action anodine, la perturbation de la vie de bureau
Ces vols sont durs à prouver, à stopper… et à comprendre. Julie Blais Comeau, spécialiste sur l’étiquette des affaires et conférencière en formation d’entreprises, explique qu’ « il y a toujours un grand tabou sur cette question-là. Et finalement, on n’en connaît pas vraiment la raison. Est-ce que la personne qui vole dans le frigo de l’entreprise le fait ailleurs ? Est-ce que ces actes sont liés à la précarité grandissante dans nos sociétés ? On ne sait pas vraiment. »
Le phénomène s’inscrirait dans une tendance plus large, la montée des incivilités en entreprise : « Ces comportements sont de plus en plus répandus dans le milieu du travail, et ce dans tous les pays où j’ai pu donner des conférences (aux Etats-Unis, au Canada et en France). Les gens nettoient de moins en moins les parties communes, par exemple », ajoute Julie Blais Comeau. Pourtant, il y aurait tout intérêt à cesser ces écarts de comportement : « Ça nuit vraiment à l’esprit d’entreprise. La méfiance permanente va affecter de façon indirecte la productivité et le bien-être de chacun. »
Pour les entreprises qui rencontrent cette problématique, le mieux à faire pour crever l’abcès est de proposer aux salariés de rédiger collectivement un règlement d’entreprise. Ça les implique et ça ouvre les discussions. « Plutôt que de pointer du doigt les salariés et de faire monter les tensions, il vaut mieux discuter avec eux, tous ensemble d’établir les règles de vie commune », indique Julie Blais Comeau.
Si le problème existe dans vos locaux, vous pourriez soumettre cette idée à votre employeur. Mais si vous êtes vous-même un de ces chipeurs de repas, le mieux est de prendre une bonne résolution et d’arrêter. Et si, incorrigible klepto, vous n’êtes pas sûr de pouvoir tenir votre engagement, on vous suggère une autre bonne résolution : passer au 100 % télétravail.


















