France-Portugal : Pour soigner la gueule de bois, c’est mieux le welsh ou la francesinha ?
Gastronomie•Avec la francesinha, les supporteurs portugais se retaperont-ils plus vite d’une gueule de bois que les Français avec le welsh ?Gilles Durand
L'essentiel
- A l’occasion du match de l’Euro entre la France et le Portugal, 20 Minutes tente de comparer les vertus réconfortantes du welsh, spécialité galloise adoptée dans le nord de la France, et de la francesinha, plat typique de Porto au Portugal.
- Parce que quoi de mieux pour éponger sa gueule de bois (une vraie) ou un gros chagrin qu’un bon plat bien gras ? Que cette « comfort food » qui réchauffe les cœurs.
- Sachez donc que welsh et francesinha possèdent la même particularité d’être très caloriques… avec un avantage toutefois pour la francesinha.
Qui va faire une seule bouchée de l’autre ? A quelques heures du quart de finale de l’Euro de football entre la France et le Portugal, 20 Minutes s’est penché sur le lendemain qui chante… ou qui déchante selon le résultat. Et de comparer les vertus réparatrices (comprenez calorifiques !) de deux spécialités gastronomiques : le welsh du nord de la France et la francesihna de Porto. Le simple fait de prononcer leurs deux noms à la file vous fait déjà reprendre quelques kilos, paraît-il.
Quel sera donc le supporteur qui se remettra le plus vite sur pied après une gueule de bois ce vendredi soir ? Le Français qui va se gaver de welsh, une spécialité galloise depuis longtemps adoptée par les nordistes ? Ou le Portugais qui pourra engloutir une francesinha, ce plat typique venu de Porto et qui signifie littéralement « petite française » ?
Fromage, viande et œuf en option
L’avantage des deux recettes, c’est qu’elles possèdent pas mal de similitudes. D’un côté, le welsh est confectionné à base de fromage fondu dans la bière (le plus souvent du cheddar, mais on peut tenter le chester ou le maroilles), dans lequel est plongée une tartine de pain recouverte de moutarde. Un œuf (ou pas) surplombe le tout. Une tranche de jambon ou une saucisse (voir les deux) peuvent aussi se cacher à l’intérieur du fromage.
De l’autre côté, la francesinha est un sandwich de pain de mie fourré avec de la « linguiça », une saucisse fraîche portugaise, du jambon et de la viande de bœuf. On peut aussi ajouter une escalope de veau ou de la saucisse fumée en faisant de la place. Tout ça est recouvert de fromage fondu et noyé dans une sauce à base de tomates, de bière et de piment. Avec quelques gouttes de porto pour arroser le tout. Là aussi, l’œuf est en option. Et comme pour le welsh, l’accompagnement traditionnel, ce sont les frites.
Napoléon ou croque-monsieur ?
Il existe plusieurs théories sur l’origine de la francesinha. L’une d’elles évoque les invasions françaises de Napoléon au début du XIXe siècle. Les troupes françaises étaient habituées à manger du pain avec n’importe quelle viande et beaucoup de fromage. Elles auraient inspiré les habitants de Porto. La seconde hypothèse accorde la création du plat à un restaurateur de Porto qui se serait inspiré du croque-monsieur après un séjour en France dans les années 1950.
Pour revenir au welsh, son origine est anglo-saxonne et le nom viendrait, au départ, d’une moquerie des Anglais. Selon la légende, les Gallois étaient incapables de chasser le lapin et pour manger, ils se contentaient de fromage fondu sur une tartine, d’où le terme « welsh rarebit » pour désigner le plat, rapporte France 3.
Entre 400 et 550 calories
Le mot welsh pourrait signifier aussi une contrefaçon de produit. Ainsi, le « welsh rabbit » pourrait être un ersatz de plat à base de lapin. Mais de lapin, il n’y a donc pas dans le welsh que les nordistes ont définitivement fait leur. La recette est-elle arrivée avec les soldats britanniques lors de la Première Guerre mondiale ou au XVIe siècle lors du siège de Boulogne-sur-Mer par les Anglais ? En réalité, on n’en sait rien.
Ce qui est sûr, c’est qu’on se trouve face à un met particulièrement nourrissant, estimé, selon les sites internet, entre 400 et 550 calories. Pour la francesinha, le site fatsecret.fr n’hésite pas à évoquer 1.300 calories. Alors que l’apport calorique recommandé pour les femmes varie de 1.600 calories par jour à 2.400 calories par jour et pour les hommes de 2.200 à 3.200 calories par jour, selon le site Toutpourmasante.fr.
On le croit (on le sent), après chaque longue soirée (trop) arrosée, les calories sont nos amies. Et l’on se souvient de l’expression « qui ne dort pas fait péter le gras ». Alors plus de doute, avec ce croque-monsieur XXL, les Portugais se remettront plus vite de la gueule de bois que les Français. Celle de la défaite, comme celle de la victoire.


















