Le tanghulu, la friandise chinoise qui enflamme les réseaux sociaux, peut-elle séduire la France ?
Miam-Miam•« 20 Minutes » se lance dans le test de cette recette viraleLéa Zacsongo-Joseph
L'essentiel
- La friandise chinoise Tanghulu, composée de fruits enrobés de sucre cristallisé, connaît un succès grandissant en France notamment grâce à TikTok où les vidéos cumulent près de 200 millions de vues.
- Selon la nutritionniste Sophie Janvier, le Tanghulu est une option « acceptable » car il contient les fibres et vitamines des fruits, contrairement aux bonbons classiques, à condition de n’en manger que quelques-uns par jour.
- La rédaction de 20 Minutes valide cette friandise qui a obtenu la moyenne de 6/10.
«Mieux que la pomme d’amour », le Tanghulu séduit les Français ! Dépeint comme « onctueux » et fondant par Alyssia Gaoua, 24 ans, adepte de cette friandise chinoise, le tanghulu attire de plus en plus l’attention sur les réseaux sociaux, rebaptisé « Candy fruit » dans sa version américanisée. Originaire de Pékin, cette brochette de fruits enrobée de sucre cristallisé accumule près de 200 millions de vues sur TikTok. A base de fraises, d’ananas ou de raisins, les recettes maisons et dégustations se multiplient en France, le tanghulu est devenu la sucrerie à la mode.
20 Minutes s’est lancé le défi de tester pour vous les Tanghulu en reproduisant la recette devenue virale. L’objectif ? Découvrir si les Français peuvent être charmés par cette friandise, qui, d’après la nutritionniste Sophie Janvier, pourrait devenir une option « acceptable », en dehors de l’engouement de TikTok.
La mode asiatique s’étend dans l’hexagone
« La première fois que j’en ai mangé, c’était il y a cinq ou six ans, lors d’un Nouvel An chinois à Lyon, raconte Alyssia Gaoua, Française ayant vécu une année en Corée. L’an dernier là-bas, c’était vraiment la mode ; toutes les deux semaines, un nouveau commerce ouvrait et de nombreux Français les postaient sur TikTok ».
Si la brochette de fruits au sucre est un incontournable du Nouvel An lunaire en Asie et est originaire du nord de la Chine, le Tanghulu se mange désormais à peu près toute l’année et dans de nombreux pays d’Asie. Il était traditionnellement préparé avec du cédrat, un agrume qui, en Chine, porte le nom de « bingtang hulu ». Aujourd’hui, il se décline avec plusieurs fruits, notamment les fraises, à la bonne saison.
Revisitée avec du colorant et des bonbons en poudre ajoutés en garniture, la version américanisée du Tanghulu semble plaire à un public international.
Un ou deux grains par jour
Dans la catégorie des friandises, le Tanghulu, dans sa version traditionnelle chinoise, sans les garnitures extravagantes, séduit la nutritionniste Sophie Janvier, autrice de La méthode douce pour manger mieux, interrogée par 20 Minutes : « Il faut faire la distinction entre le sucre naturel des fruits et le sucre ajouté. Ce qui pose problème, c’est surtout l’excès de sucre ajouté. L’avantage du Tanghulu chinois, c’est qu’il ne contient pas d’additifs qu’on trouve communément dans les bonbons. »
Le tanghulu est approuvé uniquement dans sa version traditionelle, et non dans sa nouvelle version enrichie de garniture de friandise, par la nutritionniste qui prône une consommation modérée. « Si on en mange quatre ou cinq et qu’on n’a aucune autre source de sucre ajouté dans la journée, c’est potentiellement acceptable. C’est même mieux qu’un bonbon classique, car on bénéficie des fibres et des vitamines du fruit. » La nutritionniste recommande de se limiter à un ou deux grains de Tanghulu par jour (soit environ 10/15 g de sucres), afin de ne pas dépasser 25 grammes de sucres ajoutés, en accord avec les directives de l’OMS.
Validée par la rédaction de 20 Minutes avec une note de 6 sur 10 et approuvée par les nutritionnistes, la friandise populaire sur les réseaux sociaux a tous les atouts pour conquérir les papilles des Français.


















