Guide Michelin : Qui sont les 31 restaurants perdants de ce nouveau cru ?
Gastronomie•Le Guide Michelin a dévoilé les restaurants rétrogradés dans sa nouvelle sélectionLina Fourneau
Le Guide Michelin – véritable bible de la gastronomie – dévoilera son classement annuel et avec lui ses brillantes étoiles dans deux semaines, le 18 mars. Mais certains restaurants au sommet savent déjà qu'ils ont été rétrogradés au rang de « deux étoiles », d’autres ont complètement perdu leur seule et unique prestige passant à une « recommandation simple ». Voici ce qu’il faut retenir des tendances « à la baisse » de ce nouveau cru 2024.
A Saint-Martin-de-Belleville, en Savoie, René et Maxime Meilleur doivent abandonner leur troisième étoile au sein de l’établissement La Bouitte. « Cette année, malheureusement, on est sorti de la piste. Ce soir, comme à notre habitude, toute la famille Meilleur est déjà au travail pour retrouver le frisson de la troisième étoile, et donner le meilleur de nous-même », a réagi auprès de l’AFP la famille de chefs.
D’autres restaurants bien côtés ont connu le même sort en passant de deux étoiles à une seule. C’est le cas de l’Auberge du Cheval blanc, à Lembach, dans le Bas-Rhin. Le restaurant du chef Pascal Bastian devra désormais se satisfaire de son unique étoile malgré la cuisine « moderne et créative » promise sur leur site.
« Ce n’est pas très agréable à entendre »
Doivent-ils se considérer comme chanceux par rapport aux 25 autres restaurants qui d’une étoile sont passés à simple recommandation ? A Armentières, dans le Nord, le chef Nicolas Gautier vient d’en faire les frais dans son restaurant Nature. « Ce n’est pas très agréable à entendre ». Lui vient d’ouvrir un nouvel établissement à Trosly-Loire, dans l’Aisne. « On y est beaucoup et même en étant en place avec notre équipe chez Nature, on savait qu’on prenait un risque. Ça ne pouvait pas plaire forcément à tous y compris au Michelin », confie-t-il à l’AFP.
Parmi ces étoiles abandonnées, quelques noms de grands chefs bien connus. A La Celle, dans le Var, l’Abbaye a été imaginée par le groupe Alain Ducasse. Du côté de Beaune (Côte-d’Or), le chef du Bénaton doit lui aussi faire face à la perte d’une étoile, sans en connaître véritablement les raisons. « C’est dommage pour nous, mais bon, il n’y a pas le choix, ce n’est pas nous qui choisissons », a déclaré le chef Keishi Sugimura. « On va essayer de récupérer l’étoile, dans notre tête c’est récupérer l’étoile », imagine-t-il pour la suite.
Une baisse des révisions
Anne-Sophie Godry, elle aussi, doit perdre son étoile au sein du Chiquito, à Méry-sur-Oise, dans le Val-d’Oise. Un an plus tôt, elle avait succédé au chef Alain Mihura avec le risque de perdre le prix. « L’étoile est indissociable du chef et du restaurant. En principe, avec la retraite d’Alain Mihura, l’étoile est perdue. Mon objectif est de la récupérer », avait confié à son arrivée la cheffe à La Gazette du Val-d’Oise.
Trois autres établissements subissent également leur disparition totale de la sélection. C’est le cas notamment de l’établissement Sur-mesure, dans le 1er arrondissement de Paris, dont le chef Thierry Marx a quitté le restaurant, ou encore Les Loges, à Lyon, toujours en rénovation. Enfin Le Sénéchal, dans l’Aveyron, a lui été vendu au début de l’année.
Cette année, le directeur du Michelin note toutefois une « baisse nette et sensible des établissements avec révisions à la baisse, avec pourtant un contexte remarquable en raison de difficulté de recrutement et surtout d’une année de grave inflation ».


















