Comment se passent les rencontres amoureuses chez les jeunes ? Une neurologue décrypte un date
amour toujours•Entre relation amoureuse, ouverture sexuelle et angoisses générationnelles, que raconte réellement l’intimité des jeunes aujourd’hui ?Victoria Berne
L’amour, toujours. Si les relations amoureuses ont toujours fait l’objet d’un regard particulier, celles des jeunes captent encore davantage l’attention. Beaucoup de choses ont changé pour eux, modifiant leur rapport aux relations intimes. Avoir la vingtaine et ouvrir son cœur, c’est le faire à l’ère des applications de rencontres, de la dating fatigue, de l’ouverture des normes…
Pour comprendre comment les jeunes « relationnent », on s’est prêté au jeu du premier date, analysé ensuite par Aurore Malet Karas, docteure en neurosciences et sexologue.
« Relationner » mot d’une génération ?
Les applications sont devenues des espaces à part. Des lieux où l’on peut explorer, tester et comprendre qui l’on est. D’autant que les attentes ont changé. Selon une étude de l’application Fruitz, 60 % des moins de 35 ans ne se reconnaissent plus dans le schéma classique mariage-enfants-maison. À la place, un nouveau mot s’impose : « relationner ». Un terme qui n’existe pas dans le dictionnaire, mais qu’on aura utilisé plusieurs fois lors du rendez-vous avec Eloise. Pour l’experte, « il y a cette notion d’action, d’expérimentation ».
Des relations moins hétéronormées
Mais très vite, la discussion dépasse le simple flirt. « La première fois que j’ai embrassé une fille dans la rue, je me suis dit : il y a des gens qui nous regardent », explique Eloise.
Selon la sexologue, cette génération se déclare plus facilement bisexuelle que les autres. Même si la communauté LGBTQIA + a plus de facilité à s’afficher dans l’espace publique, il n’est pas toujours facile d’assumer ses choix. Certaines jeunes femmes expliquent que c’est compliqué pour elles d’être dans la rue, d’embrasser leurs copines et de se tenir par la main. « Et c’est important de le montrer encore, parce qu’on a tendance à penser que c’est gagné, alors que ce n’est pas du tout le cas », explique Aurore Malet Karas.


















