Roland-Garros 2025 : « Vous savez, je viens de Wuhan »… Grosse chaleur, malaise et eau à gogo
Tennis•Un grand soleil frappe Roland-Garros ce vendredi, causant quelques dégâtsAntoine Huot de Saint Albin
L'essentiel
- Une grosse chaleur s’est abattue sur Roland-Garros ce vendredi, avec des températures avoisinant les 30°C.
- Les spectateurs et joueurs ont dû s’adapter à ces nouvelles conditions, certains mieux que d’autres.
- Les conditions météorologiques ont affecté le jeu, comme l’explique Aryna Sabalenka : « La balle est plus rapide, le rebond est plus élevé. Il faut ajuster sa raquette, ce que je n’ai pourtant pas fait. Il faut aussi ajuster son jeu, et physiquement, c’est plus difficile. »
De notre envoyé spécial à Roland-Garros,
Tous les ingrédients étaient là : la crème solaire (indice 50, s’il vous plaît), les serviettes de plage, le bob dernière génération, le petit pique-nique du midi, des crinières blondes volant au vent et les parasols. Finalement, il ne manquait que le clapotis des vagues, les cris rauques des mouettes et les « Chouchou, beignets, glaaaaaces » pour se croire au bord de l’Atlantique en plein mois d’août, surtout avec l’énorme vague de chaleur qui est tombée sur Roland-Garros ce vendredi.
Dix jours après le début des qualifications, disputées régulièrement sous quelques averses, le tournoi parisien a enfin eu droit à sa journée 100 % chaleur et soleil, avec des températures flirtant avec les 30°C. Suffisant pour voir les milliers de spectateurs débarquer en robe/short (choisissez votre outfit préféré), panama vissé sur la tête et les gourdes bien remplies. Des précautions pas forcément suivies par tout le monde.
« Je supporte la grosse chaleur assez bien »
C’est ainsi qu’au milieu de la journée sur le court Simonne-Mathieu, alors que le soleil était à son zénith, un malaise d’un spectateur a interrompu pendant quelques minutes la rencontre entre Victoria Mboko et Zheng Qinwen, au milieu du deuxième set. La Chinoise, reconnaissante, a d’ailleurs tenu à « remercier les spectateurs qui ont souffert sous le soleil aujourd’hui pour venir me voir », à la fin du match.
Une fois cette rencontre du troisième tour achevée, le peuple s’est précipité vers les fontaines à eau et les brumisateurs présents dans le Jardin des Mousquetaires, adjacent au Central. Il fallait presque être argentin, comme l’ancien rugbyman du Racing 92 Juan Imhoff, aperçu à la sortie du Suzanne-Lenglen pour venir soutenir son compatriote Mariano Navone face à Lorenzo Musetti, pour être totalement serein dans ces conditions.
Ou alors venir d’une certaine province chinoise, plutôt connue pour son pangolin que ses canicules. « Peut-être que vous ne connaissez pas, mais j’ai grandi en Chine dans un endroit très chaud, Wuhan, donc je supporte la grosse chaleur assez bien, a commenté Zheng Qinwen. Et quand j’ai joué les Jeux olympiques de Paris, l’année dernière, il faisait encore plus chaud, donc j’aime ces conditions. »
Balles rapides et rebond haut
Même son adversaire, la jeune canadienne Victoria Mboko, révélation de ce début de tournoi, n’a pas été gênée par ces nouvelles conditions de jeu. « Ça allait encore du point de vue de la chaleur. C’était sans doute le jour le plus chaud depuis le début du tournoi, mais franchement, je me sentais plutôt bien sur le court. Il faisait chaud, mais on a bien joué toutes les deux. Je ne pense pas qu’on ait trop souffert de la chaleur. »
Toute l'actu de Roland-GarrosPas forcément le cas d’Aryna Sabalenka. La Biélorusse, en quête de son premier titre aux Internationaux de France, a dû s’adapter à ce changement de temps. « La balle est plus rapide, le rebond est plus élevé, a détaillé la n° 1 mondiale. Il faut ajuster sa raquette, ce que je n’ai pourtant pas fait. Il faut aussi ajuster son jeu, et physiquement, c’est plus difficile. » Heureusement pour elle, le temps devrait redevenir très parisien dès demain. Avec même de la pluie au programme. Rangez les planches de surf.


















