Tournoi de Bercy: Jo-Wilfried Tsonga futur papa… et donc futur numéro 1 mondial ?

TENNIS Le joueur français va connaître une année 2017 particulière...

A Bercy, Nicolas Camus
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Jo-Wilfried Tsonga après sa victoire en demi-finale du tournoi de Vienne, le 29 octobre 2016.
Jo-Wilfried Tsonga après sa victoire en demi-finale du tournoi de Vienne, le 29 octobre 2016. — Ronald Zak/AP/SIPA

Quand Jo-Wilfried Tsonga deviendra numéro 1 mondial fin 2017, on se souviendra de ce moment. Bon, on grossit un poil le trait mais c’est à peu près la première pensée qui nous est venue, mardi matin,  que le joueur français allait être papa au cours du premier trimestre de l’année prochaine.


On vous arrête tout de suite avant que vous ne rouspétiez. Oui, on sait qu’il n’y a aucun lien de cause à effet et que ça dépend tout de même du niveau du bonhomme et de la concurrence qu’il y a en face. Mais ce qu’on veut dire, c’est que cette nouvelle ne peut faire que du bien à notre Jo. Et on a des preuves.

« Ça m’a clairement donné une perspective »

Prenez , par exemple. Depuis que sa femme Kim Sears a accouché d’une petite Sophia, en février 2016, l’Ecossais est injouable. Jusqu’à   lors du Masters 1000 de Bercy, une situation impensable au sortir de Roland-Garros. Coïncidence ? Pas vraiment.

« J’ai pris deux semaines de repos [au moment de la naissance], sans taper la balle. Quand je m’y suis remis, je me sentais bien meilleur,  en juin dernier, juste avant Wimbledon. Pendant des années, je n’ai pas joué un tournoi du Grand Chelem comme ça : normalement, je les dispute pour ce qu’ils sont et pour essayer de les gagner, mais désormais, j’ai quelque chose d’autre à l’esprit en même temps. Je ne pense pas que cela ait influé plus que ça sur mon tennis, mais ça m’a clairement donné une perspective. Il fallait que je pense un peu plus à ce qui est important. »

Et c’est là qu’on en vient au fameux recul. Le sportif, et plus encore le joueur de tennis, a une « charge mentale » supérieure à la moyenne. Il s’entraîne, il voyage, il se bagarre, il gagne, il perd, il se blesse, il déçoit son public, il est acclamé… Bref, il gère la surchauffe à chaque instant.

« Moi, ça m’a aidé, dit d’emblée  lorsqu’on lui demande ce qu’a changé la venue du petit Natanel, il y a cinq ans maintenant. Le tennis reste très important, c’est ma passion, mon métier, mais ça permet de mettre aussi les priorités ailleurs, de mettre un peu de distance par rapport à une victoire ou une défaite. »


Eric Winogradsky, coach de entre 2004 et 2011, connaît plutôt bien le bonhomme. Il ne voit que du positif là-dedans. « C’est super pour lui. La famille a toujours été très importante dans sa carrière, raconte le cadre fédéral. Ça peut lui permettre de trouver encore un peu plus de sérénité. Parfois on peut le voir s’agacer. Ça peut l’aider à se dire que le truc le plus important n’est pas le photographe qui prend la photo au mauvais moment ou la rafale de vent… »

Attention quand tu donneras le bain, Jo

A force de s’entendre répéter que le haut niveau est une histoire de détails, on se dit qu’il y a de quoi espérer. Reste à trouver la bonne organisation une fois le bébé arrivé. Le Manceau sait qu’il devra « faire des choix ». « Les premiers jours, les premiers mois, ça grandit tellement vite… il ne faut pas rater tout ça, et lui ne le voudra pas, j’en suis sûr », reprend Winogradsky.

Tsonga a donc la bonne tête du papa qui fera tout pour donner le bain à bébé quand il le pourra. Attention quand même.  s’y était essayé, et  . Mais lui avait déjà été numéro 1 mondial avant…