XV de France : La compo dévoilée et Notre-Dame pour s’inspirer… Le journal des Bleus
rugby•Tout ce que vous devez savoir sur l’actu des Bleus pendant la Coupe du monde de rugbyNicolas Camus
L'essentiel
- Le XV de France affronte l’Afrique du Sud en quart de finale de la Coupe du monde, dimanche.
- A deux jours du choc, on va connaître ce vendredi les noms des Bleus amenés à débuter le match. Ce sera la fin du (petit) suspense qui entoure la présence d’Antoine Dupont.
- C’est également aujourd’hui que la délégation française va prendre ses marques au Stade de France, l’accès au stade étant bloqué samedi en raison du match Irlande - Nouvelle-Zélande.
Le grand rendez-vous approche à grands pas. Les Bleus, qui ont pu couper une dernière fois jeudi avant de s’y plonger pour de bon, n’ont plus que deux jours pour se préparer avant d’affronter l’Afrique du Sud, dimanche. Un jalon important se présente ce vendredi avec l’annonce de la composition des deux équipes. Alors, avec ou sans Antoine Dupont côté français ?
Jour-J pour la compo
Avec, bien sûr ! C’est en tout cas la (très) forte tendance au vu de la semaine d’entraînement. Toto n’a pas quitté la chasuble bleue des titulaires et, s’il n’a pas forcé sur les contacts, le capitaine se porte comme un charme, n’ont cessé d’assurer ses entraîneurs et coéquipiers. « Il va très bien et a participé de manière active à tous les entraînements, aux vidéos, à tout ce qui a trait au jeu de l’équipe de France », a indiqué William Servat mercredi. Va donc pour un retour sur ce quart, 23 jours exactement après son opération d’une fracture maxillo-zygomatique. Aux côtés du demi de mêlée casqué, on prend les mêmes que contre l’Italie et on recommence.
Le XV probable : Ramos - Penaud, Fickou, Danty, Bielle-Biarrey - Jalibert, Dupont - Ollivon, Alldritt, Jelonch - Flament, Woki - Atonio, Mauvaka, Baille
Petite nouveauté toutefois, le banc des Bleus devrait cette fois compter six avants pour seulement deux trois-quarts. Interrogé à ce sujet, Servat l’a confirmé à demi-mot quand il a évoqué « l’équipe très dense avec beaucoup d’agressivité » qui leur fera face. Les Boks s’appuient en effet sur un jeu que l’on qualifiera sobrement de « brutal », et devraient quant à eux placer sept avants sur le banc. Une certaine idée de la poésie.
Ne pas oublier de jouer
Ça a été dit, redit et ce sera encore répété lors des deux dernières confs avant la bataille, vendredi et samedi : c’est à un vrai sommet d’intensité qu’il faut s’attendre entre les deux équipes les plus physiques du plateau. Une certitude qui ne doit pas non plus faire oublier que pour gagner, c’est bien aussi de jouer au rugby. L’entraîneur de l’attaque Laurent Labit l’a rappelé cette semaine, en soulignant ce qui aurait pu être mieux fait lors de l’affrontement de novembre dernier.
« On avait eu peu de temps pour se préparer, alors on avait décidé de fermer le jeu, de prendre un minimum de risques. On avait eu des opportunités de jeu, on pensait que les joueurs les prendraient mais ils étaient restés dans les schémas. On a bien pris ça en compte cette fois », a-t-il annoncé. On peut donc s’attendre à un état d’esprit un peu différent de la part des Bleus, même si une incertitude demeure. « Est-ce qu’en quart de Coupe du monde, ces espaces seront toujours là ? », s’interroge Labit. Presque une question rhétorique, quand on voit le char d’assaut construit en face.
Notre-Dame pour s’inspirer
La délégation française s’est offert une petite sortie dans Paris jeudi. Au menu, visite du chantier de la cathédrale Notre-Dame, arrangée par l’ancien président du Stade Français Max Guazzini, proche de Fabien Galthié. Une belle faveur accordée aux Bleus, puisque le chantier est interdit au public. Les joueurs avaient ensuite quartier libre pour profiter de la capitale s’ils le souhaitaient.
Les louanges des Springboks
Passage obligé avant un match – enfin sauf pour Rassie Erasmus, qui avait réussi à être désobligeant mardi –, les compliments à l’adversaire étaient de sortie lors de la conf des Sud-Africains jeudi. Le coach adjoint Felix Jones n’avait ainsi pas de mots assez vibrants pour décrire les progrès des Bleus sous Fabien Galthié. « Il a réussi à établir une mentalité de combat comme on n’en avait plus vu depuis longtemps. Je n’étais pas entraîneur en sélection à l’époque, mais il était venu nous voir au Munster avant de prendre ses fonctions. On a appris à le connaître », a-t-il raconté, avant de saluer l’adversité promise par les Bleus dans un secteur que les Boks connaissent bien, le fameux « combat » :
« C’est un groupe soudé, ils jouent tous les uns pour les autres. Ils ne lâchent jamais rien, ils donnent tout jusqu’à la dernière action. Et ils ont une sacrée profondeur de banc. Rien qu’au poste de talonneur, Marchand sera peut-être absent, et pourtant ils peuvent aligner deux ou trois mecs de top niveau mondial. » Ça va cogner, et les Sud-Africains ont hâte, eux aussi.
Le programme du jour
L’Afrique du Sud annoncera sa compo d’équipe dès potron-minet au centre des médias de Roland-Garros (9 heures, quelle idée…). La France en fera de même à 11h30. L’occasion, a priori, de retrouver Antoine Dupont en conférence de presse. Voilà qui promet une affluence digne des plus belles confs de Rafa Nadal dans la « main interview room » du tournoi du Grand Chelem. Les Bleus s’entraîneront ensuite à 15 heures au Stade de France. Une mise en place deux jours avant le match, et non la veille comme d’habitude, car il y a un petit Irlande - Nouvelle-Zélande à Saint-Denis samedi soir.


















