XV de France : Comment les Bleus peuvent encore gagner le Tournoi des VI Nations (enfin, si on croit aux miracles)
Rugby•Les possibilités de triomphe des joueurs de Fabien Galthié sont extrêmement minces mais théoriquement, elles existent avant la dernière journéeN.S.
Merci Marcus Smith ! Grâce à son drop inscrit après la sirène, le demi d’ouverture remplaçant anglais a offert une victoire de prestige aux siens sur l’ogre irlandais (23-22), samedi à Twickenham. L’élégant ouvreur a ainsi permis à la France, vainqueur avec le bonus dimanche au pays de Galles (24-45), de conserver une chance de remporter ce Tournoi des VI Nations avant d’accueillir justement le XV de la Rose, samedi (21 heures) à Lyon.
Ou, plus exactement, une « chançounette », néologisme qui colle bien à la probabilité de voir les hommes de Fabien Galthié finir en tête d’une compétition si mal embarquée, après une terrible défaite initiale à Marseille face à l’Irlande (17-38), un succès presque volé en Ecosse (16-20) et un nul aussi piteux que miraculeux à Lille devant l’Italie (13-13).
En cas d’égalité de points, les équipes seront départagées à la différence de points générale, puis au nombre d’essais marqués sur l’ensemble des matchs. Si après ces deux critères, elles sont toujours inséparables, elles seront classées à égalité.
Avant l’ultime journée samedi, qui verra aussi l’Irlande recevoir l’Ecosse à 17h45, quatre équipes peuvent encore espérer remporter le Tournoi :
- l’Irlande (16 points, différence de points de +80, 17 essais)
- l’Angleterre (12 points, -3, 9 essais)
- l’Ecosse (11 points, +4, 11 essais)
- la France (11 points, +4, 10 essais).
Vu leur avance au « point average » et au nombre d’essais, un simple point de bonus défensif devrait suffire aux joueurs du Trèfle pour se préserver d’un éventuel succès bonifié des Anglais et empocher un deuxième Tournoi d’affilée, à défaut d’un deuxième Grand Chelem de rang, égaré à Twickenham.
Les Bleus probables deuxièmes s’ils battent l’Angleterre
Pour que la France remporte pour la 27e fois la compétition, il faudrait un sacré concours de circonstances et que les conditions suivantes soient remplies :
- défaite à zéro point de l’Irlande
- victoire bonifiée face à l’Angleterre, assortie d’un score très, très large pour dépasser l’Irlande à la différence de points, mais aussi l’Ecosse qui, dans notre cas d’école, aurait battu l’Irlande
Conclusion : on s’est fait bien plaisir en écrivant ces quelques lignes, et les héritiers de Johnny Sexton devraient selon toute logique plier tout suspense avant même le coup d’envoi de France – Angleterre, qui devrait avoir pour seul intérêt comptable la deuxième place du Tournoi. Mais un « crunch » conserve toujours quoi qu’il arrive un énorme enjeu symbolique, surtout un an après le triomphe historique des Bleus à Twickenham (10-53).


















