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FFR : « Ça manque de classe »… Bernard Laporte attaque Florian Grill et aurait souhaité sa démission
RUGBY•Ancien président démissionnaire de la FFR après sa condamnation pour corruption, trafic d’influence et prise illégale d’intérêt, Bernard Laporte a donné une leçon d’éthique à son successeur, Florian GrillA.L.G.
C’est l’histoire de l’hôpital qui se fout de la charité. Ou de Bernard Laporte qui se moque de la terre entière, on ne sait plus. Interrogé sur RMC Sport pour parler des élections à venir à la FFR, où son ancien opposant Florian Grill, désormais maître à bord, sera opposé à Didier Codorniou, que Laporte dément catégoriquement diriger en sous-main.
S’il assure n’avoir « aucune envie » de replonger dans le grand bain, lui, l’ex-président démissionnaire condamné à deux ans de prison avec sursis et 75.000 euros d’amende pour corruption, trafic d’influence et prise illégale d’intérêt, il n’en reste pas moins très critique à l’égard de Grill.
Sans d’abord le nommer, Laporte a estimé que son successeur s’accrochait un peu trop au pouvoir à son goût, après les nombreuses affaires qui ont émaillé l’actualité de l’équipe de France ces derniers mois (affaire Jegou-Auradou, vidéo raciste de Melvyn Jaminet et la disparition tragique du jeune Medhi Narjissi pendant un stage avec les U18 du XV de France en Afrique du Sud).
« Il y a des gens qui s’accrochent à ça, le pouvoir les rend fous. Je trouve que certains ont manqué d’humilité », dit-il, sans qu’on puisse s’empêcher de se demander s’il ne parle pas de lui avec quelques mois de retard, lui qui a mis du temps avant de se résoudre à démissionner après sa condamnation en première instance.
Laporte soutient Codorniou
Vérifications faites, non, il parlait bien de Florian Grill. « Je ne veux pas rentrer dans des querelles mais avec tout ce qu’il s’est passé cet été, je crois que certains auraient dû avoir le courage de dire qu’il faut partir, qu’il faut démissionner, ça s’appelle du courage, et ne pas s’accrocher. Parce qu’il s’est passé des choses très graves cet été. […] Chacun a le droit de faire ce qu’il veut mais je pense que ça manque un petit peu de hauteur et de classe », a glissé le directeur du rugby du MHR à nouveau passé en mode offensif.
Et celui-ci de conclure en souhaitant une victoire de Didier Codorniou lors des élections du 19 octobre prochain. « Chacun le vit comme il le veut et les élections seront ce qu’elles seront, parce qu’encore une fois je suis loin de tout ça, mais je pense que Didier Codorniou amènerait effectivement un nouveau souffle. » Et peut-être même aura-t-il une place pour « Bernie » dans l’organigramme officieux de la Fédé, qui sait ?


















