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« Certain d’être innocent », Laporte ne veut pas lâcher son poste à la FFR

Procès Laporte-Altrad : « Certain d’être innocent », Bernard Laporte ne compte pas lâcher la présidence de la FFR

RUGBYRappelant qu’il a fait appel de sa condamnation, il estime dans le « JDD » que démissionner « voudrait dire qu'[il] reconnai[t] les faits que l’on [lui] reproche »
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

De plus en plus isolé, Bernard Laporte ne compte pas pour autant céder aux pressions. Le président de la Fédération française de rugby (FFR), condamné mardi à deux ans de prison avec sursis, ne « voit pas pourquoi (il) devrait » quitter son poste, dans la mesure où il a fait appel de la décision, affirme-t-il dans un entretien au Journal du Dimanche.

« Je suis légaliste : je ne vois pas pourquoi je devrais m’en aller. Cela voudrait dire que je reconnais les faits que l’on me reproche. Impossible », rétorque-t-il notamment à ceux qui le poussent à quitter ses fonctions à la tête de la FFR. En poste depuis fin 2016, le président de la Fédération, réélu en 2020 pour un mandat de quatre ans, a été reconnu coupable de cinq des six infractions pour lesquelles il était poursuivi, dont corruption passive et trafic d’influence.

La ministre des Sports veut également le voir partir

Puisqu’il a fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris, sa peine de prison avec sursis, ainsi que l’interdiction d’exercer l’activité de président de la FFR pour une durée de deux ans, ne sont pas immédiatement exécutoires. Mais depuis le jugement, de nombreuses voix se sont élevées pour lui demander de partir, parmi lesquelles la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera, la Ligue nationale de rugby (LNR) ou bien encore le Comité fédéral d’éthique et de déontologie de la FFR.

« Ils ont le droit de dire ce qu’ils veulent, moi je suis certain d’être innocent. En outre, il y a des statuts, donc on les respecte. Si 30 % des clubs et des voix demandent une assemblée générale extraordinaire, et que deux tiers des inscrits votent pour la démission du comité directeur, alors il peut y avoir de nouvelles élections », estime Bernard Laporte, 58 ans.

Interrogé sur l’entretien qu’il doit avoir prochainement avec la ministre des Sports, il répond qu’il la connaît « un peu » et qu’il n’a « rien contre elle ». « Je l’ai eu au téléphone, je vais aller la voir et on va discuter. En tout état de cause, elle ne m’empêche pas de me présenter à nouveau à des élections ».

Vendredi, dans un courrier de trois pages, le comité fédéral d’éthique et de déontologie de la Fédération a demandé à l’ancien sélectionneur du XV de France de « se mettre en retrait provisoirement, à titre conservatoire jusqu’à décision pénale définitive ». « Je prends évidemment en considération sa décision, laquelle sera soumise au bureau fédéral aussi rapidement que nous pourrons le convoquer », répond Bernard Laporte, interrogé sur cet avis. Ce bureau fédéral pourrait se tenir d’ici les fêtes de fin d’année.