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Kolisi a goûté le pain français et il ne pouvait presque plus s’en passer

Top 14 : « Mec, t’es horrible »… Comment le pain et la nourriture française ont fait prendre des kilos à Siya Kolisi

RugbyAvant les barrages de Top 14 avec le Racing 92, le capitaine de l’Afrique du Sud s’est confié à l’AFP sur sa première année en France
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

Siya Kolisi le reconnaît : son français est compliqué. Débarqué en France en novembre dernier après le titre mondial, le capitaine des Springboks doubles champions du monde a eu du mal à apprendre la langue de Molière. Mais il y a peut-être une phrase qu’il doit connaître à la perfection : « Une tradition pas trop cuite, s’il vous plaît ».

Car le troisième ligne du Racing 92, qui va découvrir la phase finale du Top 14 face à l’Union Bordeaux-Bègles, dimanche, a eu un coup de foudre pour notre pain. Ce qui lui a joué des tours. « On s’est bien adaptés, les enfants sont contents à l’école, mon fils joue au rugby pour le Racing… J’ai pris cinq kilos en arrivant, à cause du pain. Un jour, j’étais à la salle, je me suis regardé et je me suis dit "Mec, t’es horrible". »

« La nourriture est incroyable »

La décision a été donc prise de mettre un peu le holà : « J’ai dû couper un peu de nourriture, notamment le pain, a-t-il confié dans un entretien à l’AFP. Ça n’a pas été facile parce que la nourriture est incroyable ! Là, c’est bon : je n’ai jamais été aussi léger. » Le Racing 92 aura bien besoin de son flanker au meilleur de sa forme en cette fin de saison, après une qualification arrachée du bout des dents.

« La phase finale, c’est autre chose. La mentalité est différente, c’est une question de savoir qui est prêt le jour J. Il faudra être prêts. On a travaillé dur tout au long de la saison. On n’a jamais douté. On a confiance en ce qu’on fait, en notre plan de jeu. (…) Je veux toujours gagner. On y croit tous, c’est notre objectif. On est en position de combattre et c’est tout ce qui compte. » Et s’il y a titre au bout, la boulangerie risque d’être dévalisée.