Top 14 : « Un énorme coup d’arrêt » pour l’UBB face à La Rochelle

RUGBY Les Bordelais ont été dominés dans les grandes largeurs par le voisin rochelais (26-11)

Clément Carpentier
L'UBB de Ben Lam a été stoppé net par La Rochelle.
L'UBB de Ben Lam a été stoppé net par La Rochelle. — Romain Perrocheau / AFP
  • L’Union Bordeaux-Bègles a été sèchement battue par le Stade Rochelais (26-11) lors de la 20e journée de Top 14.
  • Auteur d’un non-match, les Bordelais ont failli « sur les fondamentaux, dans l’état d’esprit » selon le demi de mêlée Maxime Lucu.
  • Toujours cinquième du championnat, l’UBB voit ses concurrents revenir dans la course aux phases finales.

Une leçon. Voilà ce qu’a subi ce samedi l’Union Bordeaux-Bègles face à La Rochelle au stade Chaban-Delmas. Et de la première à la dernière minute. « On est passé complètement à côté. On n’a pas fait ce qu’il fallait pour pouvoir jouer un match de ce niveau. C’est très décevant. On a été catastrophique dans le jeu au sol », reconnaissait Jefferson Poirot, le capitaine bordelais. Au final, l’addition est sans appel, 26 à 11 pour le voisin rochelais, qui lui poursuit son excellente saison et recolle à trois points du leader du Top 14, le Stade Toulousain.

De son côté, l’UBB confirme son coup de mou. Après un très bon début d’année 2021, l’Union reste sur deux défaites en trois matchs. L’avertissement reçu il y a trois semaines contre Pau n’a pas servi à remobiliser le groupe. Pire, les coéquipiers de Maxime Lucu ont « failli sur les fondamentaux, dans l’esprit d’état ». Le constat du demi de mêlée est implacable :

« On n’était pas là à 100 %. On a toujours joué en reculant. On a été des enfants contre eux aujourd’hui. C’est un énorme coup d’arrêt ! »
L'UBB de Picamoles n'a jamais trouvé la solution face à La Rochelle.
L'UBB de Picamoles n'a jamais trouvé la solution face à La Rochelle. - Romain Perrocheau / AFP

L’UBB n’a plus de joker dans la course aux phases finales

Après une telle prestation, tout le monde s’attendait à voir Christophe Urios sortir de ses gonds. Se lancer dans un de ses coups de gueule dont il a le secret. Mais finalement le manager de l’UBB n’a tout simplement pas voulu en rajouter après « un match où il n’y a pas eu photo ». S’il était « en colère, remonté » mais aussi « déçu et triste », il « n’arrivait [surtout] pas à comprendre pourquoi son équipe avait pu faire un match comme ça ». « C’est une faillite des joueurs et du staff. On manque d’agressivité. Je n’ai pas vu une équipe de Bordeaux mort de faim mais ce n’est pas en sulfatant tout le monde que l’on va avancer. Quand mes joueurs sont en difficulté, j’ai besoin de les aider », ajoute Urios. Pour mettre les choses à plat et tenter de comprendre ce non-match il a prévu de réussir dès lundi matin à 8 heures ses joueurs pour échanger.

Pour le moment, il n’y a pas encore le feu au lac pour l’Union Bordeaux-Bègles mais elle a « brûlé son joker » comme le rappelle Jefferson Poirot. Les Bordelais occupent toujours la 5e place du Top 14 mais voient revenir Lyon à un point et Castres à cinq dans la course aux phases finales. L’ancien pilier du XV de France appelle ses coéquipiers « à se taire, à travailler et à se remettre en question » chacun à son niveau. Maxime Lucu espère que cette déroute « servira de leçon » pour ne pas se faire peur à six journées de la fin du championnat.

Jefferson Poirot promet déjà « une réaction » dans les prochaines semaines. Et il le faudra pour éviter notamment une nouvelle déroute dans une semaine contre Bristol, l’une des meilleures équipes d’Europe, en 8e de finale de Champions Cup. L’UBB aura ensuite quatre matchs capitaux à venir en Top 14 avec Agen, Montpellier, Bayonne et Castres. Si « c’est loin d’être fini » comme le souligne Christophe Urios, « il va vite falloir se remobiliser ! »