Coronavirus dans le rugby : La LNR et les clubs appellent encore à l’aide le gouvernement
COVID-19•La Ligue nationale de rugby et des représentants de clubs seront reçus ce mardi à Matignon. Le Top 14 doit reprendre vendrediNicolas Stival
L'essentiel
- Le championnat de Top 14 doit reprendre vendredi.
- Les clubs sont très affaiblis par la crise du coronavirus, qui avait entraîné l’arrêt prématuré de la saison dernière, et la mise en place d’une jauge à 5.000 spectateurs.
Normalement, le Top 14 reprend vendredi après six mois d’arrêt forcé, avec les matchs Stade Français – Bordeaux-Bègles et Montpellier-Pau. Seulement, plus rien n’est normal depuis l’apparition du coronavirus, qui a mis un terme prématuré à la saison écoulée, et promet de compliquer l’exercice qui s’annonce.
L’imposition d’une jauge à 5.000 places a mis un nouveau coup à l’économie des clubs professionnels dont « plus de 60 % des revenus sont liés à la présence du public, qu’il s’agisse du grand public ou des partenaires », affirme Emmanuel Eschalier, directeur général de la LNR. Pourtant la reprise est « vitale pour la survie du rugby professionnel », comme l’indique Paul Goze, président de la Ligue nationale de rugby (LNR). Accompagnés de quatre représentants des clubs de Top 14, les deux responsables seront reçus ce mardi par le directeur du cabinet du Premier ministre pour exposer en direct leurs doléances.
« Le soutien apporté par les pouvoirs publics au printemps a été décisif pour que les clubs puissent absorber le choc de l’arrêt des championnats, reprend le DG de la LNR. On a adressé un nouveau dossier au gouvernement il y a maintenant deux semaines et on sollicite une mesure d’urgence qui consiste en une prolongation de l’exonération de charges sociales, de juin à novembre. Cette mesure est liée à la jauge partielle appliquée sur deux mois. »
Beaucoup d’inconnues
Pour l’heure, la fameuse barre des 5.000 spectateurs, avec dérogations possibles en zone verte (à Clermont par exemple, mais pas à Paris, Bordeaux, Lyon ou Toulouse) est en effet en vigueur jusqu’au 30 octobre.
« On parle d’un manque à gagner de 30 millions d’euros sur une période de deux mois pour l’ensemble des clubs », expliquait jeudi Didier Lacroix, président du Stade Toulousain. Et après ? « Nos demandes vis-à-vis des pouvoirs publics évolueront en fonction de la situation », indique Emmanuel Eschalier.
Novembre, c’est loin. Déjà que la tenue du match inaugural du Stade Français – UBB, vendredi, n’est pas assurée. La LNR se donne jusqu’à mercredi pour statuer, alors que le club parisien a vécu plus que les autres une préparation sous le signe du Covid-19, avec au moins 17 cas recensés et les deux matchs de présaison annulés.


















