Rubgy: Faute de logement décent, le XV du Zimbabwe obligé de dormir dehors en Tunisie

SCANDALE « Comment peut-on accepter que notre équipe nationale, notre porte-drapeau, soit traitée ainsi ? »...

C. Ape. avec AFP

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Le XV du Zimbabwe obligé de dormir dehors avant un tournoi en Tunisie
Le XV du Zimbabwe obligé de dormir dehors avant un tournoi en Tunisie — David Coltart

Des photos diffusées sur les réseaux sociaux ont fait scandale. Des joueurs de l’équipe nationale de rugby du Zimbabwe ont été contraints de dormir dans la rue, faute de logement décent, avant un match en Tunisie.

Ces images montrent quelques-uns des « Sables » emmitouflés dans des couvertures sur un trottoir, au milieu d’un tas de valises.

« Notre équipe nationale de rugby est traitée de la façon la plus épouvantable en Tunisie. Ils ont été contraints de dormir dans la rue car le logement qui leur a été offert était dégoûtant », s’est indigné l’ex-ministre des Sports du pays, David Coltart. « Comment peut-on accepter que notre équipe nationale, notre porte-drapeau, soit traitée ainsi ? », a-t-il insisté.

Les autorités zimbabwéennes mises en cause

Khaled Babou, le délégué tunisien de Rugby Afrique (le nouveau nom de la Confédération africaine de rugby), a assumé la responsabilité de la situation imposée aux joueurs zimbabwéens et leur a présenté ses excuses : « Quelque chose s’est mal passé et j’en suis désolé. Tout cela a été réparé ce matin », a-t-il regretté.

« Je peux vous assurer qu’il n’y avait absolument aucune intention de déstabiliser nos adversaires et nous ferons tout notre possible pour nous assurer qu’ils auront une bonne préparation avant le match de samedi », a-t-il ajouté dans un communiqué. Le XV du Zimbabwe doit rencontrer samedi celui de Tunisie dans le cadre du tournoi africain de qualification pour la Coupe du monde qui doit se dérouler en 2019 au Japon.

Très en colère, David Coltart a également mis en cause les autorités zimbabwéennes, les accusant de ne pas financer suffisamment le XV national. « Dès leur arrivée, ils (les joueurs) ont été retenus six heures à la frontière et les autorités (tunisiennes) leur ont retenu leurs passeports en affirmant qu’ils devaient payer pour leurs visas environ 600 euros… qu’ils ne peuvent pas payer car ils n’ont plus d’argent », a-t-il raconté sur sa page Facebook.

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