FC Nantes-PSG : Paris a joué à se faire peur face contre des Canaris intenables dans les 20 dernières minutes

FOOTBALL Les Parisiens se sont imposés (1-2) non sans se faire peur à Nantes ce mardi soir

David Phelippeau
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Mbappé et le PSG ont souffert contre Nantes
Mbappé et le PSG ont souffert contre Nantes — David Vincent/AP/SIPA

Sans briller et avec quelques belles frayeurs dans les dernières minutes. Tête baissée en Ligue 1, le PSG fonce vers son neuvième titre de champion de France. Ce mardi soir, les Parisiens, privés de Neymar, Thiago Silva ou encore Marquinhos, se sont imposés (1-2) à Nantes (10e) et comptent 15 points d’avance sur l’OM (2e). Mbappé n’a pas marqué, mais il a été décisif et a joué toute la rencontre. Fin de la polémique.

Le PSG joue avec le feu

On s’acheminait vers un succès tranquille (0-2) quand Verratti a balancé une passe en retrait à Kimpembe qui s’est cru dans la surface de réparation adverse. Le défenseur parisien était dans le rond central et quasiment le dernier défenseur lorsqu’il a tenté une talonnade pour son compère Kehrer.

Résultat : perte de balle et but de Simon, qui a pris de vitesse la charnière parisienne (68e). Suffisance un peu, non ? Paris a finalement tremblé jusqu’au bout et s’en est remis à Navas, décisif à plusieurs reprises dans les pieds des attaquants nantais.

Un Mbappé, danger numéro 1 du PSG

En l’absence de Neymar blessé, l’attaquant parisien a été dans tous les bons coups. Accélérations, précision dans ses passes, disponibilité… Mbappé a montré toute l’étendue de ce qui fait de lui un joueur hors-norme.

Prado, latéral nantais de 24 ans, titulaire pour la première fois en pro, en a vu de toutes les couleurs. A la 15e minute, lancé dans la profondeur, il ajuste mal Petric, le gardien nantais. Une minute après, il offre un caviar à Icardi, sauvé in extremis par Traoré. C’est finalement à la 29e qu’il se montre décisif en débordant et centrant pour Di Maria, lequel reprend sans contrôle. Le ballon est touché par Icardi avant d’entrer dans la cage nantaise. Vexé d’avoir été sorti samedi, l’attaquant, qui a joué toute la rencontre, a montré un investissement sans faille. Moins en vue seul devant en fin de match.

Nantes peut nourrir des regrets

Alors qu’on pensait Nantes largué dans cette rencontre après le deuxième but de Kehrer de la tête sur corner (57e), les Canaris, qui ont beaucoup subi, ont trouvé des ressources insoupçonnables pour offrir une fin de match excitante. Simon a ramené une lueur d’espoir que les fans nantais pensaient éteinte en réduisant l’écart (68e). Dix minutes plus tard, servi par ce même Simon, Emond a gâché la balle du 2-2 en enlevant trop son tir. Simon, lui aussi, fut un poil trop court devant Navas (87e). Tout comme Emond dans le temps additionnel. Ajoutant encore un peu plus de regrets aux Canaris.