PSG: Cavani marche sur l'eau? Il peut toujours compter sur ses haters pour redescendre sur Terre

FOOTBALL Cavani a beau avoir déjà franchi la barre des 20 buts inscrits en 2016-2017, son anti-fanclub ne l'abandonne pas...

William Pereira

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Cavani, par ses haters
Cavani, par ses haters — Photo: SIPA / Montage: WP

Souvenez-vous, c’était le 13 septembre dernier. Le Paris Saint-Germain était tenu en échec au Parc des Princes par Arsenal au terme d’un match qui a vu Edinson Cavani louper une farandole d’occasions nettes. Auteur d’un début de saison pas loin d’être catastrophique, l’Uruguayen avait alors fait l’objet de railleries à la rédaction par l’intermédiaire d’un court-métrage bientôt oscarisé.

Un quadruplé, des doublés et un retourné plus tard, El Matador a réussi à faire taire tous ses haters. Tous ? Non. Un petit groupe d’irréductibles détracteurs résiste encore et toujours à la « Cavanimania ». Ils s’appellent, Dylan, Djordje et Martin, et nous sommes partis à leur rencontre pour comprendre leur position, toujours dans le respect.

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Ce qui cloche chez Cavani à leurs yeux

  • Il rate 10.000 occasions
  • Il est irrégulier
  • Il est moins fort que Zlatan
  • Il marque rarement plus d’un but par match

Pourquoi son état de forme ne change rien à leurs yeux

Petit point statistique : Edinson Cavani pèse déjà 20 buts toutes compétitions confondues avec le PSG depuis le début de l’exercice 2016/2017. Evidemment, ses haters n’en ont rien à faire, à commencer par Djordje.

« Ok, il met plus de buts qu’avant, c’est vrai. Mais c’est simplement normal qu’il le fasse. C’est son boulot. »

Sévère mais défendable, l’opinion est partagée par Martin, qui estime que « la raison pour laquelle Cavanaze est bien vu aujourd’hui, c’est qu’il fait à peu près son travail correctement. Par rapport à ce à quoi il nous a habitués, c’est fort. Mais si on le compare aux tout meilleurs ce n’est pas formidable non plus », nous dit-il.

Petite objection de notre part, l’Uruguayen est à peu près le seul à suivre le rythme imposé par Messi en Ligue des champions (6 buts contre 10).

Ses haters voudraient qu’il soit aussi fort qu’à Naples

Le 30 novembre, contre Angers, l’artificier du PSG a franchi la barre des 100 buts sous les couleurs parisiennes. Cavani s’approche ainsi de la marque symbolique qu’il avait atteinte à Naples (104 buts), à une petite différence près. En Italie, il n’avait eu besoin que de 134 matchs pour atteindre un score qu’il n’a toujours pas battu après 168 matchs à Paris. De quoi rendre Dylan amer.

« En Italie, lors de sa dernière saison, c’est presque un ratio de 1 but par match (33 matchs en titulaire pour 29 buts). D’après moi, jamais il atteindra ce niveau au PSG. »

Attention tout de même. S’il est vrai que les deux premières saisons parisiennes du buteur étaient moins bonnes qu’à Naples, il a basculé dans une autre dimension l’année dernière (et encore plus cette saison).

Petite consolation, les haters ne le trouvent pas complètement nul

Beaux joueurs, les anti-Cavani ne voient pas leur ennemi juré comme un Matt Moussilou sud-américain. « On peut lui reconnaître qu’il fait de superbes appels en profondeur. Il est beaucoup mieux qu’avant, même si on est en droit d’en attendre encore plus », nous dit Dylan. Même son de cloche chez Djordje.

« Il fait de très bons appels, se positionne très bien, fait le petit dribble quand il faut mais au moment de frapper, il craque. »

Mais que doit faire Cavani pour calmer ses irréductibles détracteurs ?

Beaucoup de choses. Trop pour un seul homme. En fait, il faudrait pratiquement qu’il change de style de jeu si l’on s’en tient aux propos de Martin. « Dans le jeu on ne le voit pas comme Ibrahimovic. Zlatan ne prenait pas la profondeur comme lui, il courait moins, mais il savait débloquer le jeu contre les équipes qui défendent trop. Cavani, si on l’empêche de frapper, c’est fini », argue-t-il.

Pour Djordje, c’est encore pire. Edinson Cavani est à ses yeux irrattrapable. « C’est fini il ne pourra plus jamais gagner mon estime. A part s’il fait des folies qui nous amènent à gagner la Ligue des champions. En tout cas ce n’est pas en marquant simplement des buts que cela changera. »