Messi et ses coéquipiers argentins
Messi et ses coéquipiers argentins - Alejandro PAGNI / AFP

Le crash de l’avion transportant l’équipe de Chapecoense, le 28 novembre dernier à Medellin, est encore très présent dans les esprits, au lendemain d’un week-end qui a vu les hommages au club brésilien se multiplier partout dans le monde.

De nouveaux mécanismes de contrôle

Ce drame a remis en cause la sécurité aérienne des footballeurs en Amérique du Sud, à tel point qu’en Argentine, la fédération de football (AFA) a considérablement renforcé la sécurité des vols de la section albiceleste.

L’AFA a ainsi « mis en œuvre de nouveaux mécanismes de contrôle, on va élever le niveau de contrôle des compagnies et des avions avec lesquels la sélection voyage », a déclaré à l’AFP Miguel Hirsch, porte-parole de l’instance argentine.

La sélection argentine avait voyagé dans l’avion qui s’est écrasé à Medellin

Messi et ses partenaires avaient voyagé le 14 novembre dans l’avion qui s’est écrasé la semaine dernière avec à bord l’équipe brésilienne de Chapecoense. Il s’agissait d’un déplacement dans la ville de San Juan, où l’Argentine recevait la Colombie en qualifications au Mondial-2018.

L’AFA fait généralement appel à la compagnie aérienne privée Andes, mais ce jour-là, l’avion était indisponible en raison d’une opération de maintenance technique. Elle avait dû recourir à une alternative pour Argentine-Colombie.

La compagnie bolivienne Lamia avait été choisie parmi d’autres, car le devis était compétitif, dit-on à l’AFA. Ce jour-là, « le vol avait été inconfortable » en raison de turbulences à l’approche de San Juan, ville située au pied de la Cordillère des Andes. Messi et d’autres joueurs avaient vomi.

« Pas de risque zéro »

« Comme dans d’autres pays, précise Miguel Hirsch, l’AFA a entamé des pourparlers depuis plusieurs mois avec Aerolineas Argentinas, pour que la sélection voyage avec la compagnie nationale. »

Cela dit, « il n’y a pas de risque zéro. On fait le maximum pour la sécurité de la délégation, mais personne ne peut offrir une garantie de 100 % », souligne le porte-parole, membre de la nouvelle équipe dirigeante qui a entrepris de réformer une Fédération minée par les scandales.

Mots-clés :