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14 médailles d’or qui nous échappent, mais Onesta préfère l’espoir aux regrets

JO 2024 : « 14 médailles d’or qui auraient pu être réalisées en plus », mais Claude Onesta préfère l’espoir aux regrets

bilanLe directeur de la haute performance a dressé le bilan de l’équipe de France dimanche matin, évoquant des résultats « exceptionnels » malgré 14 médailles d’or probables non converties
Nicolas Camus

N.C.

Le record de médailles d’or qui datait d’Atlanta a donc été battu, samedi soir, grâce à au titre d’Althéa Laurin chez les + 67 kg en taekwondo. La France compte 16 titres pour ces Jeux à la maison, une « fierté » pour tout le monde, comme l’a commenté par exemple Emmanuel Macron. Ces 16 médailles d’or placent les Bleus à la 5e place du classement des médailles, et quand on le regarde attentivement, il y a presque des regrets à nourrir.

L’Australie et le Japon ne sont qu’à deux longueurs devant, et eu égard au nombre total de breloques, l’équipe de France, avec deux titres en plus, serait montée sur le podium derrière les deux ogres intouchables que sont les Etats-Unis et la Chine. Et les Bleus les avaient dans le ventre. Ce n’est pas nous qui le disons mais le grand patron de la haute performance, Claude Onesta.

« On a identifié 14 médailles d’or qui auraient pu être réalisées. Et pas de l’ordre du miracle, mais de l’ordre de la performance considérée comme normale, assure l’ancien sélectionneur des Bleus du hand, présent ce dimanche matin au Club France. Si on en avait réalisé disons 5 sur 14, on serait troisième au classement et on ne raconterait pas la même histoire. »

« Les JO, la compétition qui génère le plus de surprises »

Attention, Onesta est tout de même satisfait. Plus que ça, même, il parle d’un bilan « exceptionnel », surtout comparé à là où la France en était il y a trois ans au sortir des Jeux de Tokyo. Et pour la question de ces médailles d’or qui nous échappent (14 finales perdues sur 20 lors de ces Jeux, sans qu’elles ne correspondent forcément aux 14 titres potentiels non réalisés mentionnés), le double médaillé d’or (2008 et 2012) ne sait que trop bien la difficulté d’y parvenir le Jour-J, sur une compétition « pas comme les autres ».

« Les médailles d’or, tout le monde les cherche, elles ne sont pas faciles à obtenir. Nos concurrents, eux aussi, ont laissé échapper des titres puisque c’est la nature même des Jeux. C’est la compétition qui génère le plus de surprises, par rapport aux championnats du monde par exemple, détaille-t-il. Donc c’est dur d’y arriver, et ça se construit dans la durée. C’est-à-dire que quelqu’un qui est dominant ou favori et qui n’a pas la connaissance des Jeux, il va devoir découvrir une zone qu’il ne connaît pas encore. Alors ils vont faire argent, mais c’est une étape sur le parcours de la médaille d’or. »

NOTRE DOSSIER JO PARIS 2024

A l’heure de clôturer ces Jeux tant attendus, Onesta préfère donc l’espoir aux regrets. « Ce qui est important d’analyser, c’est le potentiel dont on dispose. Cette réserve, elle est là, et elle montre bien la qualité d’ensemble du sport français, au-delà des médailles réalisées, estime-t-il. Il y a celles qui pourront l’être et qui devront l’être dans l’avenir. C’est plus quelque chose qui me satisfait. »