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Martin Margiela vend ses archives personnelles aux enchères
Mode

Martin Margiela vend ses archives personnelles aux enchères, plus d’un million d’euros récoltés

Le créateur belge, resté insaisissable pendant toute sa carrière, a organisé lui-même la vente de 195 pièces issues de ses souvenirs, de croquis à ses fameuses bottines Tabi
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Lui qui a toujours fui les photographes sort enfin de l’ombre, le temps d’une vente aux enchères.

Après avoir passé sa carrière à éviter scrupuleusement d’être photographié, la star belge de la mode Martin Margiela a vendu jeudi aux enchères une partie de ses archives personnelles, qui ont rapporté plus d’un million d’euros.

Les fans de ce pionnier de 69 ans, qui a pris sa retraite en 2009, ont pu mettre la main sur des pièces allant de croquis à l’une de ses blouses de travail blanches lors d’une vente à Paris que Margiela a supervisée personnellement.

Des acheteurs venus d’Asie

La vente des 195 pièces de la collection a atteint 1,39 million d’euros, les acheteurs du Japon, de Corée du Sud et de Chine étant très représentés, a indiqué la maison Maurice Auction qui a organisé les enchères en collaboration avec Kerry Taylor Auctions.

Une paire de bottines Tabi, recouvertes de graffitis et datant de 1991, a été l’objet le plus cher, à 364.000 euros.

Des pièces emblématiques de son univers

La collection comprenait aussi un prototype de l’un des masques faciaux qu’il obligeait les mannequins à porter pour ne pas détourner l’attention des vêtements, des poupées Barbie utilisées comme mannequins et des pièces Hermès conçues lorsqu’il était directeur de la création de la maison française entre 1997 et 2003.

« J’ai senti qu’il était temps de me séparer d’une partie de mes souvenirs liés à la mode », avait expliqué le créateur avant la vente.

Une façon de régler sa succession

Martin Margiela « n’a pas d’héritier et, d’une certaine façon, en organisant cette vente, il règle lui-même la question de sa succession en mettant en concurrence tous les acheteurs potentiels susceptibles d’être intéressés », a expliqué la commissaire-priseur Salome Pirson à l’AFP.

Un créateur resté dans l’ombre

Le créateur a été très rarement photographié, n’a jamais accordé d’interview aux médias et s’est toujours soustrait à l’usage, adopté par la plupart de ses pairs, de venir saluer le public à la fin d’un défilé.

Dans un rare effort pour entrer en contact avec ses admirateurs, il a collaboré à une rétrospective de son travail présentée au musée du Palais Galliera à Paris en 2018.