JO 2024 – Il y a un an : C’est bon, le record de médaille d’or est battu, on peut juste kiffer maintenant les relous ?
souvenez-vous l'été dernier (17/18)•L'histoire retiendra que c'est Althéa Laurin, au taekwondo, qui a permis à la France de dépasser son nombre de médaille d’or historique d'Atlanta. Un quinzième titre définitivement synonyme de Jeux réussis pour la délégation françaiseJean-Loup Delmas
L'essentiel
- Il y a toujours des gens pour chipoter, et aussi incroyables soient ces Jeux olympiques, le nombre de médailles d’or – « seulement » 14 avant ce samedi laissait plus d’un coeur un peu chagrin et amer.
- Problème résolu grâce au volley masculin et à Althéa Laurin, on passe à 16, dépassant le record français historique d’Atlanta 1996, tant de fois évoqués dans ces Jeux.
- Il n’y a donc plus de débat possible, ces JO Paris 2024 ont été une réussite. Ouf, il nous reste encore un jour pour être unanime et apprécier tous ensemble.
Il y a un an se tenaient les plus beaux Jeux olympiques de l'histoire (oui, on le pense toujours). Du 26 juillet au 12 août, « 20 Minutes » vous propose de revivre un grand moment de chaque journée, à travers les récits de ses envoyés spéciaux. Une manière de faire revivre l'émotion, et se rappeler où l'on était quand ils se sont déroulés.
De notre envoyé spécial dans le bonheur,
En plantant deux fois son divin pied dans la tronche de son adversaire, Althéa Laurin n’a pas seulement offert la première médaille d’or au taekwondo français, ni une nouvelle breloque dorée à notre pays. Elle a surtout mis un terme au débat qui aura agité ces Jeux olympiques depuis des années. Oui, c’est bon, c’est officiel, ils sont une réussite, il n’y a plus rien à gratter comme reproche.
Non seulement, une telle beauté pour des JO n’a jamais été vue dans l’histoire, mais en ce qui concerne le côté purement sportif, la France aura battu son record de médaille, et grâce à la prodige du tatami, battu également son record d’or. Au revoir la nostalgie d’Atlanta 1996, et adieu les rageux apothicaires. Seizième titre olympique et la fin du dernier « oui mais » qu’on pouvait encore entendre. On pourra peut-être unanimement s’accorder un dernier jour de pur plaisir, sans chipotage ou regret sur une obscure médaille de canoé perdu qui aurait tout changé. Avant de fermer la fenêtre de ces Jeux.
Le public du Grand-Palais ne s’y trompait pas, et profitait de ce bonheur total et, avouons-le, un peu inattendu. C’est qu’après tant de finales individuelles perdues, on n’avait plus trop d’attente. Ce week-end entier était misé sur « l’écrasante réussite des sports co français blabla vrai pays de sport » si bien qu’on avait un peu zappé qu’une championne du monde, double championne d’Europe et ayant décroché le bronze à Tokyo à l’âge où on avait eu notre permis était encore en lice.
Pour tout avouer, on était nous-même dans une improbable finale d’haltérophilie écrire un papier sur un Georgien souleveur de fonte quand on s’est dit que quand même, pour une des dernières finales olympiques avec une Française, on irait peut-être faire un tour au Grand Palais.
Viser toujours plus, notre nouveau fardeau de champion
Bien nous en a pris car ce fut l’occasion de vibrer une nouvelle fois, fêter peut-être la dernière médaille d’or française de ces Jeux, applaudir et chanter une Marseillaise à plein poumons. Alors oui, tout ne fut pas parfait pendant deux semaines, la fédération d’athlétisme devra faire son introspection, l’escrime pourra regretter deux ou trois chokes, le canoé s’est quand même pas mal ramassé, le handball masculin menait de SIX pions contre l’Allemagne, et il pleuvait à la cérémonie d’ouverture. Certes.
Mais c’est bien la joie qu’on retiendra de ces deux semaines, et on a pris avec plaisir l’un de nos derniers shots de bonheur samedi soir. Son entraîneur, tout jouasse en conférence de presse, déclamait « C’est un plaisir de permettre de battre Atlanta, mais reconnaissons que c’est juste un coup de chance car le taekwondo finit l’avant-dernier jour. Et honnêtement, on aurait commencé notre compétition avec déjà 20 ou 25 médailles d’or pour la France, je prenais aussi ! »
Notre dossier spécial JO 2024Le débat sur le nombre d’or à Atlanta versus Paris passait tellement au-dessus de la tête d’Althéa Laurin qu’elle admettait en zone mixte totalement ignorer cette donnée au moment de décrocher l’or. « Bien sûr que voir les autres athlètes gagner me donnait aussi envie de remporter l’or. C’est ça qui comptait, la dynamique positive de ces Jeux », plus que le fantôme de 1996 à abattre. Bon, ça y est, on peut juste kiffer et arrêtait de compter ? « J’ai bien envie d’être double championne olympique », admet-elle. Et non, même pas un jour de repos, il nous faut en toujours plus. Il paraît que c’est ça aussi la réussite


















