Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Les différences entre le sabre, le fleuret et l'épée en escrime

Quelles différences y a-t-il entre le sabre, le fleuret et l'épée en escrime ?

JO PARIS 2024C'est le sport qui rapporte le plus de médailles à la France dans l'histoire des Jeux Olympiques. Retour sur son évolution et sur ses spécificités
Hervé  Vila pour 20 Minutes

Hervé Vila pour 20 Minutes

L'essentiel

  • Chaque arme a son histoire, son poids et des règles différentes.
  • L'épée est celle d'où découle l'escrime.
  • Depuis 1896, l'escrime a toujours été présente aux Jeux Olympiques, ce qui est seulement le cas de 4 sports.

Avec 50.000 licenciés en France, l'escrime a de beaux jours devant elle. Surtout que le nombre devrait augmenter en septembre au vu du parcours des tricolores aux JO de Paris 2024. Mais connaissez-vous bien ce sport, avec notamment les différentes catégories que sont le fleuret, l'épée et le sabre ?

Les différentes armes

Lors des JO de Paris, qui se déroulent jusqu'au 4 août 2024 au Grand Palais, vous remarquerez qu'il existe trois disciplines en escrime :

  • L'épée : Il s'agit d'une lame triangulaire. L'escrime moderne découle de l'escrime du duel et de l'épée. Dans cette catégorie, on touche sur tout le corps avec la pointe (estoc), soit une force de 750g. Cela correspond au percement du derme, comme le veut la tradition. Il s'agit de l'arme la plus lourde.
  • Le sabre : On touche avec le tranchant (taille) et pas forcément la pointe. Les touches sont plus rapides et dynamiques, selon la Fédération française d'escrime (FFE).
  • Le fleuret : Il pèse 500 g et il a été inventé au XVIIe siècle comme arme d'étude. Il permettait de s'entraîner au duel à l'épée sans se blesser grâce à la protection au bout de la pointe (la fleur de laine, d'où son nom). Elle n'est jamais sortie de salle pour aller dans les champs de bataille ou les duels. On vise le tronc et l'aine dans cette catégorie, avec la pointe de l'arme. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, c'était la seule arme d’escrime autorisée aux femmes. C'est l'arme qui demande le plus de technique en compétition car elle est régie par de nombreuses règles.

L'importance d'une bonne lame

Au-delà de sa légèreté, la lame doit être capable de plier au bon moment, d'être nerveuse, rigide et de répondre aux sollicitations. La poignée aussi est primordiale et il faut plusieurs années avant de bien savoir la tenir. 95% des lames dans le monde proviennent de l'entreprise Blaise Frères, à Chambon-Feugerolles (Loire). Les lames en maraging, un alliage décarboné, sont obligatoires selon les normes de la Fédération internationale d'Escrime (FIE) depuis 1982 et l'accident mortel de l'Ukrainien Smirnov, transpercé par un Allemand lors des Championnats du monde de Rome.

L'escrime aux Jeux Olympiques

En 1896 et 1900, les maîtres ont le droit de participer aux JO, pourtant réservés aux amateurs. Même si la Fédération Internationale d'Escrime est créée en 1913, il faut attendre 1924 pour voir les premièrs épreuves féminines incluses dans le programme (en fleuret). Depuis 1936, l'appareillage électrique permet de comptabiliser les touches. En 1996, l'épée féminine fait son apparition aux JO. Il faut attendre 2004 pour le sabre féminin.

Retrouvez le calendrier complet des épreuves olympiques

Le calendrier