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Thibus touchée au genou et presque forfait pour les JO

JO de Paris 2024 : Ysaora Thibus touchée aux ligaments du genou, ça va être très compliqué pour les Jeux

MALCHANCELa leader de l’escrime française souffre d’une « lésion ligamentaire » au genou gauche à moins de six semaines du début des épreuves
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Le sort s’acharne décidément sur Ysaora Thibus. La médaillée d’argent des JO de Tokyo souffre d’une « lésion ligamentaire » au genou gauche après s’être écroulée lors de la phase de poule des championnats d’Europe d’escrime, à moins de six semaines des Jeux olympiques de Paris, sur lesquels elle a déjà bien failli faire une croix en raison d’une procédure antidopage.

« Il y a une lésion ligamentaire qui est avérée. Il n’y a pas de rupture, a priori », a expliqué le directeur technique national français Jean-Yves Robin. « Ce qui veut dire que potentiellement elle pourrait participer aux Jeux, c’est pour ça qu’on prend trois ou quatre jours pour voir exactement la nature de cette lésion. » Thibus a quitté l’hôpital avec une orthèse et des béquilles. Elle doit être rapatriée le plus rapidement possible en France pour y effectuer des examens complémentaires, a-t-il ajouté sans pouvoir préciser quel ligament était touché.

La fleurettiste a dû abandonner les championnats d’Europe de Bâle dès son deuxième match des phases de poule mercredi matin, pour son retour après cinq mois loin des pistes en raison d’une procédure antidopage. L’année 2024 que la tireuse de 32 ans espérait être celle de la consécration tourne à la malédiction. Ces JO semblent vouloir se refuser à elle. A Paris, elle rêvait d’une première médaille olympique individuelle.

« Toute la poisse s’est accumulée »

Après une première alerte dès son premier assaut mercredi, la championne du monde 2022, revenue genou gauche bandé, s’est effondrée après une dizaine de secondes face à la Grecque Maria Stamos.

« « Je l’ai vue et je l’ai entendue puisqu’elle a crié. J’ai su tout de suite que ce n’était pas anodin, raconte sa coéquipière Pauline Ranvier, abattue. Ça m’a affectée humainement parce que voir une coéquipière et une copine par terre, ça fait bizarre. » »

Dans la foulée, Ysaora Thibus s’est engouffrée en boitant péniblement dans un van. De la glace était strappée autour de son genou qu’elle peinait à plier. « Toute la panoplie de la poisse s’est accumulée », souffle Jean-Yves Robin.

Après l’ostarine, un agent anabolisant, détecté lors d’un contrôle antidopage le 14 janvier à l’occasion de l’étape de Coupe du monde qui a entraîné sa suspension provisoire, la tireuse des Abymes, du nom de sa ville d’origine en Guadeloupe, pensait enfin voir la lumière.

Ysaora Thibus s’était en effet ouvert la verrière du Grand palais, théâtre des épreuves olympiques, lorsque le mois dernier, le tribunal antidopage de la Fédération internationale, (FIE) a reconnu la contamination via son compagnon, l’ex-escrimeur américain Race Imboden. Un soulagement de courte durée