Euro d’escrime : « La poisse » et les larmes pour Ysaora Thibus, blessée pour son retour à la compétition
ESCRIME•Le sort s’acharne sur la fleurettiste française, qui reprenait la compétition après une longue bataille juridique pour convaincre de son innocence à la suite de son contrôle positif en début d’annéeN.C. avec AFP
Elle avait rêvé de ce moment, après une longue bataille juridique pour convaincre de son innocence à la suite de son contrôle positif en début d’année. Mais le grand retour à la compétition s’est transformé en cauchemar Ysaora Thibus. La fleurettiste française, en quête d’un billet pour les JO de Paris, où elle compte potentiellement parmi les grandes chances de médailles tricolores, s’est blessée à un genou ce mercredi aux championnats d’Europe à Bâle.
« On va faire une IRM sur place pour avoir exactement la nature du problème. Au regard de la situation, on ne va prendre aucun risque, a expliqué le directeur technique national Jean-Yves Robin aux médias français présents. Pour l’instant, les examens cliniques classiques laissent à penser à des blessures qui peuvent être très différentes et avec des évolutions différentes ».
Pour son retour après cinq mois loin des pistes, la tireuse de 32 ans a été touchée au genou de sa jambe gauche en reculant dès son premier assaut des poules contre la Turque Irem Karamete, remporté 5-3. Elle n’a pu disputer que brièvement le duel suivant contre la Grecque Maria Stamos. Après de longs soins et des bandages appliqués sur son articulation, elle a fini par renoncer en pleurs, poussée par le directeur des équipes de France Pierre Guichot lui intimant d’arrêter les frais.
« Un chamane quelque part qui s’acharne sur elle »
« Elle a eu une première alerte durant le premier match de poule lors d’une retraite. Et puis, au début du second match de poule, sur une fente, elle a ressenti une deuxième douleur plus vive, décrit Jean-Yves Robin. On ne prendra que des mesures s’inscrivant dans un principe de précaution pour l’athlète par rapport aux Jeux. La priorité, ce sont les JO. »
La vice-championne olympique par équipes n’avait plus tiré depuis mi-janvier et la détection d’ostarine, un agent anabolisant, dans son organisme à l’occasion de l’étape de Coupe du monde de Paris. Innocentée le mois dernier par le tribunal antidopage de la Fédération internationale, (FIE) ayant reconnu la contamination, elle espérait pouvoir disputer les JO à domicile, à la poursuite de sa première médaille olympique en individuel. « Je ne sais pas si on est victime d’un mauvais sort ou s’il y a un chamane quelque part qui s’acharne sur elle, a soufflé Jean-Yves Robin. Mais on aura eu toute la panoplie de la poisse qui s’est accumulée ».


















