Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
La Chine envoie aux JO 2024 onze nageurs cités dans une affaire de dopage

JO de Paris 2024 : La Chine va envoyer 11 nageurs mentionnés dans une affaire de dopage

natationL’affaire révélée par le « New York Times » et la chaîne allemande ARD en avril n’en finit pas de secouer la natation
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Alors que les nageurs français sont en quête de qualification et de repères à Chartres, une vaste affaire de dopage secoue la natation dans la perspective des JO de Paris. Ainsi, la Chine a prévu d’envoyer à Paris 11 nageurs parmi les 23 qui avaient été contrôlés positifs à la trimétazidine, comme l’avaient révélé le New York Times et la chaîne allemande ARD en avril.

Ils n’avaient pas été sanctionnés, l’Agence mondiale antidopage (AMA) ayant conclu qu’ils n’étaient pas dopés mais avaient été victimes d’une contamination alimentaire et que les taux très bas de cette substance retrouvés dans les échantillons semblaient incompatibles avec une prise intentionnelle. Mais dans la foulée des révélations, l’agence antidopage américaine (Usada) avait accusé l’AMA d’avoir étouffé l’affaire.

Rivalité

Des accusations qui interviennent sur fond de forte rivalité sino-américaine concernant un grand nombre de sujets diplomatiques, politiques ou encore commerciaux.

Plusieurs des sportifs chinois contrôlés positifs en 2021 ont ensuite remporté des médailles lors des Jeux olympiques de Tokyo et 11 font partie des nageurs sélectionnés pour participer aux Jeux olympiques de Paris cet été, selon la liste publiée mardi par l’Association chinoise de natation, l’organisme chargé de ce sport dans le pays asiatique.

Le FBI impliqué

Parmi eux figure la nageuse Zhang Yufei, spécialiste du papillon, qui a remporté deux médailles d’or à Tokyo, ou encore Wang Shun, champion olympique du 200 m quatre nages. Une commission du Congrès américain avait demandé fin mai au Département américain de la Justice et à la police fédérale (FBI) d’enquêter sur les nageurs chinois contrôlés positifs.

L’AMA, secouée depuis les révélations faites en avril, a accusé l’Usada, très virulente dans ce dossier, de « mensonges » et appelé les Etats-Unis à renforcer leur propre système antidopage.