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JO de Paris 2024 : Des Russes et Biélorusses recalés comme volontaires pour raisons de sécurité
GUERRE EN UKRAINE•S'ils sont dit n’avoir aucun lien avec le régime de Poutine, des Russes et Biélorusses ont pourtant vu leurs demandes de bénévolat lors des JO de Paris 2024 rejetées20 Minutes avec AFP
«Nous sommes au regret de vous informer que nous ne pourrons plus vous compter parmi les volontaires de Paris 2024 ». C’est par ces quelques mots que certains Russes et Biélorusses ont vu leur rêve de participer aux prochains JO de Paris en tant que bénévoles tomber à l’eau. Au nom du principe de sécurité, plus de trois ans après le début de la guerre en Ukraine. Chez les recalés de dernière minute, le coup fait mal.
Pour Diana, une Russe vivant en France depuis 2019, l’annonce fin 2023 de sa sélection comme volontaire pour les JO était « le plus beau cadeau de Noël de tous les temps ». Elle qui avait travaillé bénévolement pour les JO de Sotchi de 2014 voulait partager son expérience et contribuer au « grandiose évènement » parisien.
Diana a ensuite assisté à une convention de volontaires en mars, puis elle a suivi une formation. Son uniforme devait lui arriver en mai. Mais ce récent e-mail lui a appris qu’elle ne serait pas de l’aventure. « Un avis défavorable a été émis à votre encontre », l’a informée le programme des volontaires de Paris 2024, citant le « code de sécurité intérieure » français. « La mission acceptée ne vous est donc malheureusement plus attribuée et vous ne recevrez plus de communications de la part de nos services. » « J’ai réalisé que je représentais un danger majeur pour ce pays », s’indigne la jeune femme de 31 ans, qui travaille pour une grande entreprise française.
« Ils nous traitent comme des terroristes »
Nombre de volontaires russes et biélorusses, sur les réseaux sociaux, affirment avoir reçu des mails identiques. Ils oscillent depuis entre colère et abasourdissement. Leur soudaine suspension peut se comprendre à l’aune du risque sécuritaire pesant sur les JO, dont Paris, allié de Kiev, craint qu’il ne soit entretenu par Moscou, alors que la guerre livrée à l’Ukraine par la Russie en est à sa troisième année. « Nous ne pouvons qu’exprimer nos regrets », a de son côté réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ajoutant que les organisateurs privaient les invités russophones des Jeux de l’aide des volontaires « qui pouvaient le mieux les aider ».
En avril, le président français Emmanuel Macron indiquait n’avoir « aucun doute » que la Russie ciblerait l’organisation des Jeux olympiques, « y compris en termes informationnels », alors que la France dénonce depuis des mois une campagne de désinformation russe menée contre elle en ligne. Des accusations qualifiées d’infondées par le Kremlin.
Notre dossier sur les JO de Paris 2024« Nous contrôlons absolument tous ceux qui approchent des Jeux olympiques », affirmait en mars le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, ajoutant qu’environ 800 personnes qui « n’avaient pas de bonnes intentions » avaient alors été exclues.



















