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Guerre en UkraineRusses et Biélorusses autorisés à faire les JO 2024 sous bannière neutre

JO de Paris 2024 : Le CIO autorise Russes et Biélorusses à participer sous bannière neutre

Guerre en UkraineCette décision, annoncée ce vendredi, ne concerne pas les épreuves par équipes
Les JO de Paris s'affichent sur l'hôtel de ville de la capitale.
Les JO de Paris s'affichent sur l'hôtel de ville de la capitale. - Thomas Hubert / Sipa
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La décision du Comité international olympique (CIO) était attendue. Elle est tombée ce vendredi : les sportifs russes et biélorusses sont autorisés à participer sous bannière neutre aux Jeux olympiques 2024 à Paris (26 juillet – 11 août), hors épreuves par équipes et pour peu qu’ils n’aient pas activement soutenu l’invasion russe de l’Ukraine.

Seuls 11 « athlètes individuels neutres » se sont pour l’instant qualifiés pour la compétition, soit huit Russes et trois Biélorusses, a précisé le CIO dans un communiqué, contre une soixantaine de sportifs ukrainiens.

La question est cruciale puisque la crainte de voir une délégation ukrainienne absente ou très affaiblie à Paris a longtemps inquiété l’instance olympique, et aurait rendu politiquement plus délicate encore la présence de sportifs russes, même sans hymne ni drapeau.

Après avoir banni Russes et Biélorusses du sport mondial fin février 2022, dans la foulée de l’invasion russe de l’Ukraine, le CIO a donc raisonné en deux temps pour organiser leur retour, expliquant à maintes reprises que les sportifs ne devaient pas « payer » pour les actions de leur gouvernement.

Le CIO a pris son temps

En mars dernier, l’organisation olympique a d’abord recommandé aux fédérations internationales de réintégrer les Russes et Biélorusses sous bannière neutre à leurs compétitions, tout en repoussant « à un moment approprié » sa décision sur les JO 2024 de Paris comme sur les JO d’hiver 2026 de Milan-Cortina.

L’instance olympique s’est donné le temps d’évaluer le déroulement des compétitions, jugé globalement satisfaisant, et de voir évoluer la position du gouvernement ukrainien, qui a d’abord imposé à ses sportifs de boycotter tout événement impliquant des Russes avant d’assouplir sa position cet été.

L’athlétisme toujours hostile à la réintégration des Russes

Par ailleurs, si les fédérations internationales ont suivi cette recommandation en ordre dispersé – l’athlétisme en particulier refuse toujours de réintégrer les Russes –, le 12e Sommet olympique organisé mardi à Lausanne a débouché sur un signal clair du monde sportif.

Les représentants des fédérations internationales, des 206 comités nationaux olympiques et des athlètes ont tous réclamé une décision « rapide », pour permettre la présence à Paris du petit nombre de sportifs russes et biélorusses qui ont pu franchir l’obstacle des qualifications.

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