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JO Paris 2024 : Mais qui va donc acheter les billets de cette dernière phase de vente pour le grand public ?
BILLETTERIE•Mercredi s’ouvre la troisième et dernière phase de vente des billets pour les Jeux de Paris, accessibles à tous sans tirage au sort et jusqu’au début des compétitions. Mais tous les billets restants ne seront pas disponibles dès demain…Laure Gamaury
L'essentiel
- Alors que trois millions de billets sont encore disponibles pour le grand public, le comité d’organisation ouvre la dernière phase de vente à partir du 5 juillet.
- Au menu, dans un premier temps, les billets non écoulés lors des deux phases précédentes, notamment sur les sports collectifs (foot, hand, basket).
- Des places pour les épreuves non disponibles pourraient être réinjectées dans le système, mais on ne sait pas encore quand.
Le tirage au sort, c’est fini ! Tony Estanguet l’a annoncé le 23 juin sur la chaîne L’Equipe, le comité d’organisation l’a confirmé : la troisième phase de vente de billets pour les JO de Paris 2024 ouvre mercredi, à partir de 10 heures. Mais toutes les places encore disponibles ou qui dépendent de l’évolution des jauges ne seront pas à la vente demain.
« Demain s’ouvre une offre de Paris 2024 dans les territoires. Sur les premières phases de vente, les sports co ont très bien marché et ce sont des sports sur lesquels on a plus de marge de manœuvre, des jauges plus importantes, annonce Michaël Aloïsio, directeur général délégué de Paris 2024. Initialement, la dernière phase de vente devait s’ouvrir à la fin de l’année, mais l’enthousiasme autour de la deuxième vague de vente nous a poussés à ouvrir dès demain ».
Pour la troisième et dernière vague de vente de billets, « une phase au long cours puisque la billetterie restera ouverte jusqu’au bout », chacun va pouvoir se connecter quand bon lui semble et essayer d’acquérir les précieux sésames convoités, excepté pour ceux qui ont déjà atteint leur quota de trente places par personne. Mais il faudra viser juste car « au fur et à mesure des travaux de l’équipe billetterie, on va réinjecter des places pour la plupart des épreuves », développe Michaël Aloïsio.
Priorité aux sports collectifs
N’allons pas non plus trop vite en besogne : pour cette ouverture, cap sur les sports collectifs, foot, hand et basket donc, et sur les sessions de voile à Marseille, avec des places entre 24 et 320 euros, déjà disponibles lors de la deuxième phase de vente en mai. Amateurs d’athlétisme, d’escrime, de natation, de cyclisme ou d’équitation, pas la peine de vous connecter donc pour ce lancement de troisième phase, vous serez déçus.
Pour le basket à Lille, les places disponibles seront comprises entre 24 et 200 euros, sur 24 des 27 sessions disponibles des phases éliminatoires. Pour la compétition de handball, les prix s’étaleront de 45 à 320 euros. Concernant les sessions de voile à Marseille, le Cojop l’assure, des billets à 24 euros seront encore à la vente. « Ces billets-là pour les Jeux dans les territoires offrent une accessibilité assez importante. On a du volume de places à des tarifs accessibles », rappelle Michaël Aloïsio, qui précise que « sur le million de places à 24 euros des débuts, il en reste plus de 150.000 encore à la vente ». Il admet cependant que sur les quelques 100.000 places à la vente pour la cérémonie d’ouverture, « il n’en reste plus que 4.000, et toutes en catégorie A, soit à 2.700 euros l’unité ». Ça pique !
Spécificité du foot et des équipes de France
Concernant les deux compétitions olympiques de football, le comité d’organisation parie sur l’engouement autour des deux équipes de France. « Des joueurs comme Mbappé, Giroud, Griezmann ont manifesté leur envie de jouer pour les JO, l’équipe de foot féminine aura à coup sûr de grandes ambitions et on connaît déjà les lieux et les dates ». En effet, les Bleues joueront à Lyon les 25 et 31 juillet 2024 et à Saint-Etienne le 28 juillet 2024, tandis que les hommes seront les 24 et 30 juillet 2024 à Marseille, et le 27 juillet à Nice.
« Pour les compétitions de foot, on a des billets de 24 à 200 euros et les premiers prix pour les matchs des équipes de France seront à 30 euros. Les quarts de finale seront disponibles à partir de 30 euros également, et les demies à partir de 50 euros », détaille encore le directeur général délégué de Paris 2024, qui espère attirer un public qui ne s’est pas forcément connecté sur les deux premières phases de vente. Chez 20 Minutes, on a cherché partout : dans notre réseau, sur Twitter, à la cousinade ce week-end, mais impossible de mettre la main sur un potentiel acheteur. A l’image d’André, échaudé par le premier tirage au sort. « Non, je n’achèterai pas de place aux JO. Parce que le choix de sports accessibles est trop limité et que le prix des places proposées est trop élevé ».
Tout est une question de… jauge !
Pour le reste des places éventuellement remises au pot, les fans éperdus d’équitation ou de gym devront patienter. A Françoise, une lectrice de 20 Minutes, qui témoigne de sa déception de n’avoir pu acheter des places pour les sports équestres alors même qu’elle a été tirée au sort, ou Marie-Christine, qui pensait avoir suivi à la lettre les recommandations pour acheter des places pour la finale féminine par équipe de gymnastique rythmique, le Cojop répond patience… et chance ! « Globalement il reste moins de trois millions de places à vendre et il devrait y avoir des places pour tous les sports qui seront vendues au fil de l’eau ». Mais il insiste également sur la « demande extraordinairement supérieure à l’offre. On sait que les gens sont des millions à n’avoir pu acheter soit le sport qui les intéressait, soit au tarif qu’ils étaient prêts à mettre. Là-dessus, on est contraint par la taille des sites », lâche Michaël Aloïsio, fatidique.
« Par exemple, les billets pour la journée de compétition des poids lourds en judo chez les garçons et chez les filles sont partis en deux heures, c’est-à-dire que les gens tirés au sort le premier jour mais qui ne se sont pas connectés dès l’ouverture, n’ont pas vu la couleur des billets pour voir Teddy Riner. Même combat sur les billets à 90 euros, disponibles pour la cérémonie d’ouverture, qui sont partis en une heure. On sait donc qu’à partir de maintenant, on aura une offre très imparfaite » »
Ce que ne manque pas de souligner Françoise : « Je pense que le choix du château de Versailles a fait qu’il n’y a pas assez de places proposées. Il aurait mieux valu le faire à Chantilly ou à Fontainebleau pour le cross, ou au Haras du pin… Bref dans des lieux où on peut mettre plus de monde. » Car désormais le nerf de la guerre se nomme… jauge. Et le Cojop d’expliquer pour les sports urbains sur la place de la Concorde, la marge de manœuvre est extrêmement réduite : « on est sur une jauge de 5.000 spectateurs par session, difficile d’en libérer beaucoup pour le break, le BMX, le skate et le basket 3x3 » Ce sera a priori aussi le cas pour les épreuves de tir à Châteauroux ou le cyclisme sur piste à Saint-Quentin.
« Comme sur toutes les grandes compétitions, sur la finale de Champions League ou une Coupe du monde, on ne saura que plus tard combien de places se libéreront, sur celles réservées à la logistique pour les captations, les caméras et les équipements techniques », complète Paris 2024. Mais il y en aura bien, insiste encore l’organisation, la question est de savoir quand et combien.
Le club Paris 2024, la mieux informée
Car comment les inconditionnels qui vont tout tenter pour décrocher les derniers billets en vente dans leur sport préféré, seront-ils au courant qu’ils doivent se connecter (se précipiter) sur la billetterie ? « Notre canal d’infos principal privilégié, c’est le club Paris 2024, qui recevra des communications régulières par mail », partage Michaël Aloïsio. La communauté constituée de plus de 4,5 millions de personnes d’après le Cojop, ne bénéficiera pas de priorité particulière d’achat mais sera la première informée, notamment en fonction des sports de prédilection cochés dans les profils.
Certains sont encore disponibles, mais à des prix tellement prohibitifs qu’ils n’ont pas trouvé preneurs lors de la deuxième phase de vente. « Sur les ventes grand public, seuls 3 % des billets se sont vendus à plus de 400 euros. Mais in sait que ce sont des billets très visibles, qui ont des cycles de vie longs, là où ceux qui sont accessibles partent en quelques heures », analyse Michaël Aloïsio.
Et pour les potentiels déçus de cette ultime ouverture de la billetterie, la plateforme de revente sera ouverte au printemps 2024. Et si certaines places ne trouvent pas preneurs ? « On espère en vendre le maximum, on n’est pas dans la réflexion de savoir que faire des places qui ne se vendent pas. A un an de l’événement, on a déjà vendu sept millions de billets, c’est une réussite », lâche confiant le directeur général délégué de Paris 2024. Et au pire propose Antar Po, un lecteur de 20 Minutes « Offrez les places restantes ». A bon entendeur…


















