JO d’hiver 2030 : « Les conditions ne sont plus réunies »… Edgar Grospiron démissionne à la tête du comité d’organisation
Chute à l’avant•Le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 a annoncé ce jeudi la démission de son présidentA.H.
Le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 pourra-t-il un jour remonter la pente ? Plombé par une grave crise de gouvernance depuis de nombreux mois, le Cojop a annoncé ce jeudi la démission de son président, Edgar Grospiron, qui avait été nommé en février 2025 après le retrait de Martin Fourcade.
« Sa décision de quitter la présidence s’inscrit dans une transition choisie, organisée et assumée, dans l’intérêt du projet et de sa gouvernance, indique l’instance dans un communiqué. Elle traduit une volonté partagée avec les parties prenantes de permettre à l’organisation d’entrer rapidement dans cette nouvelle phase opérationnelle. »
Edgar Grospiron était absent ce jeudi de la réunion des parties prenantes de ces Jeux d’hiver, qui devaient se prononcer sur son maintien à son poste. « Après plusieurs mois de tension au niveau de la gouvernance, je tire la conclusion que les conditions ne sont plus réunies pour moi de continuer cette aventure », a assuré l’ancien skieur de bosses, médaillé d’or aux Jeux olympiques d’Albertville en 1992.
« Oui, il y a eu des accrochages »
« Certains diront sans doute que c'est un échec ou un renoncement. Je préfère dire que j'ai atteint, dans le cadre qui était le mien, le point où il devenait plus juste de passer la main que de s'y accrocher. Oui, il y a eu des obstacles. Oui, il y a eu des accrochages. Oui, il y a eu des décisions difficiles à prendre », ajoute-t-il.
Le Cojop est secoué depuis de longs mois par une profonde crise, à la suite de départs successifs dont celui du numéro deux Cyril Linette en février. Au-delà de tensions en interne, Edgar Grospiron a dû affronter des luttes d'influence politique et des crispations avec certains acteurs en région vivant mal la volonté de certains responsables parisiens de transplanter dans leurs territoires de montagne l'expérience de Paris-2024.
Sa gestion managériale et sa vision de la gouvernance sont aussi pointées par ses détracteurs qui le décrivent comme « n'en faisant qu'à sa tête » et « n'écoutant rien ». Un audit sur le climat social a été mené auprès de la centaine de salariés de l'instance ces dernières semaines, et ses conclusions doivent être rendues cette semaine.



















