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Deux crânes, 42 dents… Une étrange tombe vieille de 4.000 ans découverte

Pologne : Deux crânes, 42 dents et une hache, l’étonnante tombe vieille de 4.000 ans découverte par des archéologues

histoireUne étonnante tombe du Néolithique pleine d’os et d’armes a été découverte dans un cimetière romain en Pologne, selon « LiveScience »
20 Minutes avec agence

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Les fouilles archéologiques sont parfois l’occasion de découvertes inattendues. En fouillant un cimetière de l’époque romaine près de Wrocław, dans le sud-ouest de la Pologne, des archéologues ont découvert une étonnante tombe vieille de près de 4.000 ans. Ses ornements semblent indiquer que le défunt était un puissant guerrier ou un chef local, comme l’a indiqué l’université de médecine de Wrocław dans un communiqué publié le 2 septembre et repris par LiveScience.

« Nous étions sur le point de remballer notre matériel lorsque nous avons découvert une forme circulaire dans le sol et avons commencé à creuser », a raconté Paweł Dąbrowski, anthropologue biologique. La tombe comportait le squelette presque complet d’un homme adulte. Il semble avoir été enterré avec un collier de dents, deux crânes humains, des perles d’ambre, une lame de silex et une hache de combat en serpentinite.

Des indices sur le statut du défunt

C’est l’analyse du style de cette hache fabriquée dans cette roche métamorphique verdâtre qui a permis de dater la sépulture du Néolithique moyen. Le collier, composé de 42 incisives et canines issues de grands mammifères comme le loup, le cerf, l’ours et peut-être l’homme, a mis plus de temps à être identifié, car le lien s’était décomposé avec le temps. Les dents étaient toujours disposées de façon précise et avaient toutes été percées d’un trou.

« Il est possible que nous ayons découvert la tombe d’un guerrier ou d’un chasseur mais en raison de ce collier, nous pouvons supposer qu’il s’agissait d’une personnalité importante, par exemple le chef d’un clan familial », a souligné Paweł Dąbrowski. Cette hypothèse tend aussi à être confirmée par la présence des deux crânes humains. Il pourrait s’agir de têtes décapitées puis enterrées pour servir d’offrandes funéraires. Ces deux crânes doivent toutefois encore être analysés plus en profondeur afin de déterminer s’ils sont effectivement issus d’une décapitation.

Une autre tombe similaire

Il s’agit en tout cas d’une sépulture étonnante à l’échelle de la région. Une tombe similaire remplie de haches, d’outils en silex et de perles d’ambre avait déjà été découverte à proximité. Elle avait aussi été associée à un membre de l’élite de l’époque, d’autant qu’un veau semble y avoir été sacrifié.

Ce sont, pour l’heure, les deux seules sépultures de ce type dans la région. Elles pourraient correspondre aux sépultures de membres de la culture de la céramique cordée, connue pour avoir contribué à la diffusion des langues indo-européennes. Des recherches supplémentaires doivent être effectuées cette année pour savoir si les deux squelettes sont apparentés et pour mieux comprendre quelle pouvait être leur vie au Néolithique moyen.