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Les JO d’hiver 2030, « une expérience douloureuse » pour Martin Fourcade

JO d’hiver 2030 : « Une expérience douloureuse » pour Martin Fourcade, qui n’a pas pris la tête du comité d’organisation

choix difficile Alors qu’il était le grand favori, Martin Fourcade a renoncé à devenir le Tony Estanguet des JO 2030 dans les Alpes françaises
Fourcade ne sera pas le visage des JO 2030
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

Il va bientôt récupérer sa sixième médaille d’or olympique. Après le contrôle positif du Russe Evgeny Ustyugov aux JO de Vancouver en 2010, Martin Fourcade va troquer l’argent de la mass start pour de l’or aux prochains Jeux olympiques d’hiver de Milan et devenir ainsi l’athlète français le plus titré aux Jeux. Mais l’ancien biathlète, à la retraite depuis 2020, aurait pu prendre encore plus de place en Italie en étant le futur patron des JO 2030 en France.

Sauf que le frère de l’entraîneur de l’équipe de France de biathlon a décidé de ne pas prendre la tête du comité d’organisation des Jeux d’hiver. Non sans réflexion, ni maux de tête. « J’ai été meurtri, je ne tiens pas à le cacher, avoue Martin Fourcade dans un entretien à L’Equipe, j’ai eu quelques mois compliqués derrière. […] Cette expérience avec les Jeux des Alpes françaises a été douloureuse. »

« Ce projet n’est pas une aberration écologique »

Parce que tout le monde pensait le voir devenir le « Tony Estanguet des montagnes ». En vain. « Je n’étais pas prêt à tous les compromis, explique Martin Fourcade. J’étais prêt à des choses mais pour un projet qui me ressemble et que j’embrasse totalement. Renoncer a été une décision très dure à prendre. » Alors, pour quelles raisons ?

« L’ancrage territorial, assure celui qui vient d’avoir 37 ans. On est parti d’un compromis initial en voulant les Jeux des Alpes du Nord au Sud. Il y avait des choix difficiles et courageux à faire ». Il réfute aussi l’idée qu’il a refusé ce poste uniquement pour des considérations écologiques : « Je ne me suis pas dit que ce projet était une aberration écologique. »