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« Le cap reste inchangé » pour les JO 2030 malgré « un contexte troublé »

JO d’hiver 2030 : « Le cap reste inchangé » pour Edgar Grospiron malgré « un contexte troublé » et le départ de son DG

Alpes françaisesAuditionné par une commission sénatoriale, le président du comité d’organisation des JO d’hiver 2030, Edgar Grospiron, reste positif sur l’avancement du projet
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Le divorce est officiel. Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 a confirmé mercredi le départ de son directeur général Cyril Linette. Pas une surprise puisque la presse a relayé de forts désaccords avec le président du COJOP, Edgar Grospiron, ces dernières semaines.

« C’est une séparation à l’amiable, une rupture conventionnelle », confiait le président de la région Sud Renaud Muselier à Francs Jeux à l’issue du bureau exécutif dimanche. « Cette décision répond à la volonté collective de donner au COJOP un nouvel élan grâce à une gouvernance renouvelée », souligne le communiqué du COJOP.

Edgar Grospiron et le délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques, Pierre-Antoine Molina, sont justement auditionnés ce mercredi pour répondre aux doutes nés de toutes ces turbulences.

« Les difficultés qu’on traverse doivent être regardées avec lucidité, elles ne sont pas niées. Pour les surmonter on va devoir agir avec méthode, rigueur, et le sens du collectif », explique Grospiron devant la commission de la Culture, de l’Education, de la Communication et du Sport du Sénat.

« Les épisodes de désaccords internes que nous avons connus au sein de l’organisation ne doivent pas pour autant masquer l’essentiel : le cap reste inchangé et le travail opérationnel se poursuit chaque jour », a-t-il ajouté.

« Rien d’inhabituel »

Il reconnaît que le COJOP a pris « un peu de retard » sur plusieurs dossiers (la carte des épreuves ou les sports additionnels, par exemple), dans « un contexte troublé », mais « les retards qu’on a pris sur ces sujets-là n’empêchent absolument pas la livraison des Jeux. Tous les sujets avancent ».

Le délégué interministériel a lui aussi souhaité minimiser l’impact de la crise de la gouvernance sur le projet Alpes 2030. « Les difficultés que nous rencontrons sont prises au sérieux. Elles n’ont rien d’inhabituel », a relativisé M. Molina.

« Ceux qui ont suivi la préparation des Jeux de Milan-Cortina ont pu noter qu’il y avait eu à chaque fois des changements de gouvernance dans le cadre de la préparation de ces Jeux, ce qui ne les a pas empêchés d’être une réussite. » Les prochains mois seront décisifs puisque la carte des sites et le programme des sports additionnels doivent être définitivement arrêtés en juin.