Coupe du monde : « Le football a perdu »… Et on parle encore d’arbitrage après la qualification ric rac de l’Argentine
football•Les Suisses regrettent l’expulsion – justifiée – de Breel Embolo et dénoncent des décisions toutes favorables à l’Argentine, après le quart de finale perdu en prolongations samedi soirN.C.
L’Argentine a encore souffert, mais l’Argentine est en demi-finale. Après avoir dû en passer par les prolongations pour sortir le Cap Vert en 16e de finale, après avoir remonté deux buts dans le dernier quart d’heure pour venir à bout de l’Egypte en 8e, les coéquipiers de Lionel Messi ont une nouvelle fois puisé dans les réserves pour passer l’obstacle suisse, samedi en quarts, s’imposant 3-1 après prolongations. Et une nouvelle fois, certaines décisions arbitrales font causer au terme de la rencontre.
Nouvelles attributions du VAR
Les Suisses ne digèrent pas l’expulsion de Breel Embolo à 20 minutes de la fin du temps réglementaire. Sur un contact avec Leandro Paredes, l’arbitre Joao Pinheiro a d’abord sorti un carton jaune pour le milieu argentin, avant d’être appelé par son assistant vidéo.
Les images au ralenti sont claires : le joueur suisse a en réalité simulé. Le jaune a donc été enlevé à Paredes et adressé à Embolo. Problème, c’était le deuxième pour l’attaquant du Stade Rennais, coupable en première période d’une grosse faute sur Paredes, déjà. Il a donc été expulsé.
Les Suisses ont crié au scandale sur la pelouse, tout comme leurs supporters (et tous les anti-Argentins) sur les réseaux. Mais cette situation n’est en fait que l’application d’une des nouveautés arbitrales de cette Coupe du monde : la vidéo peut désormais intervenir pour un second avertissement qui entraîne une expulsion, et non seulement sur un carton rouge direct. C’est également possible lorsque l’arbitre sanctionne le mauvais joueur, pour un carton jaune et plus seulement pour un rouge.
L’arbitre était donc dans son droit avec cette décision. Même si bien sûr, elle a été lourde de conséquences. Après la rencontre, le sélectionneur suisse Murat Yakin a dénoncé, au-delà de cette expulsion, un arbitrage globalement favorable aux Argentins, qui voient chaque situation litigieuse tourner en leur faveur. Comme d’habitude dans cette Coupe du monde – parlez-en aux Egyptiens.
Toute l'actu de la Coupe du monde« Des coups de coude, des coups de tête, des semelles, a énuméré Yakin, relayé par les médias suisses. Puis l’arbitre a distribué un carton jaune pour une action qui ne méritait jamais un avertissement. Au final, c’est nous qui sommes punis pour une erreur de l’arbitre. Aujourd’hui, c’est le football qui a perdu. »


















