JO de Paris 2024 : On a testé pour vous le cyclisme sur piste, avec l’athlète Marie Patouillet
ÇA ROULE•Jusqu’aux Jeux olympiques, nos journalistes vont découvrir plusieurs disciplines auprès des athlètes françaisLina Fourneau
En arrivant au vélodrome de l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), la pente est raide. Les virages ont l’air serrés. Sur le bois de la piste, des traces noires se dessinent. C’est à se demander si des chutes graves ont eu lieu ici. On apprendra plus tard qu’il faut faire attention aux échardes qui sont incrustées sur toute la piste. Haut les cœurs, il faut désormais descendre en traversant le labyrinthe sous-terrain. De l’autre côté, nous retrouvons Marie Patouillet qui se prépare pour les jeux paralympiques de cyclisme sur piste. Déjà championne du monde de cyclisme sur route, elle a également brillé aux JO de Tokyo grâce à une belle médaille de bronze en 2021 et ne compte pas s’en arrêter là.
Nous non plus car il est temps d’enfourcher le vélo de Marie Patouillet qu’elle nous prête pour l’occasion. Mais première surprise, il n’y a pas de freins sur ce modèle, « un pignon fixe ». « Quand on va commencer à pédaler, il ne faut jamais s’arrêter. Si j’arrête de pédaler, la roue s’arrête aussi […] Si je roule et que j’arrête d’un coup, je risque de faire un soleil ». Cool, on vient de comprendre pourquoi personne à la rédaction n’a montré d’enthousiasme devant l’idée de tester le cyclisme sur piste.
Casque visé sur la tête, maillot jaune (déjà !) sur le corps, on va tenter de dépasser ces craintes grâce aux précieux conseils de Marie Patouillet notamment celui « de regarder tout droit » pour l’équilibre. L’assurance se gagne au fil des tours de piste et on tente d’avancer en hauteur. La ligne « azur » d’abord, la noire et enfin la rouge. De-là à rajouter d’autres coureurs sur la piste, on ne sera peut-être pas au niveau. Car en cyclisme sur piste, tout est une question de sécurité. « Si on ne fait pas d’effort, on ne se met jamais dans le couloir des sprinters ». Et dans les virages « pour ne pas glisser et rester en sécurité là-haut », une vitesse minimale est à respecter environ de 30 km/h. Par chance, notre compteur n’affichait pas encore autant.


















