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La résurrection d’une fondeuse, présente aux JO après un gros accident de van

JO d’hiver 2026 : Après un accident de van entraînant des lésions pulmonaires, une fondeuse sera bien aux Jeux de Milan

résurrectionLa fondeuse brésilienne Bruna Moura participera à trois épreuves aux Jeux olympiques qui se déroulent en Italie
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

Ne jamais renoncer et toujours croire en son destin. C’est ce que n’a cessé de se répéter Bruna Moura sur son lit d’hôpital. En janvier 2022, la fondeuse brésilienne voyageait comme passagère dans un van entre l’Autriche et l’Allemagne, où elle devait prendre un avion pour la Chine. Elle n’est jamais arrivée à l’aéroport. Le véhicule a fait une embardée qui a coûté la vie au conducteur.

Bruna Moura a, elle, été héliportée vers un hôpital avec des fractures de trois côtes, d’un bras et du pied gauche, ainsi que des lésions pulmonaires. Alors qu’elle venait d’être privée des JO de Pékin, la fondeuse s’est fait une promesse « surréaliste » : guérir et revenir à la compétition. Promesse tenue quatre ans plus tard pour les Jeux en Italie.

« C’est surréaliste », assure Bruna Moura

« Dès les premiers jours après l’accident, je me disais que j’allais me qualifier pour 2026. Ce n’était pas de l’arrogance, c’était un rêve et j’allais me battre pour lui », raconte la skieuse de 31 ans dans un entretien à l’AFP. Moura disputera trois épreuves de ski de fond lors de ces Jeux de Milan-Cortina, le sprint, le sprint par équipes et le 10 km, qui se dérouleront en février à Tesero, dans le Trentin-Haut-Adige.

« Ça reste incroyable, sourit Bruna Moura. J’éprouve un sentiment de victoire, que je n’ai pas eu lorsque je me suis qualifiée pour Pékin. C’est totalement différent. C’est surréaliste. » Pendant sa longue rééducation, des choses aussi simples que prendre un bain étaient un défi. Elle a fait son retour en compétition en 2023, a participé aux Mondiaux à Planica (Slovénie) en adaptant ses entraînements aux séquelles de l’accident et depuis, « la douleur a fait partie de la routine », selon elle.

Elle veut donner le meilleur pour son pays

Le destin a pourtant semblé s’acharner. On lui a diagnostiqué une toxoplasmose en 2024, elle a perdu 25 % de la vision à l’œil droit et a dû s’arrêter de nouveau. Alors que chaque obstacle ravivait le traumatisme de l’accident, sa psychologue lui rappelait toujours « la promesse qu’elle avait faite à cette jeune fille sur son lit d’hôpital », raconte Moura. Fin 2025, elle est revenue, avec une volonté qui, finalement, la mène aux Jeux olympiques.

« Pendant plus de la moitié de ma vie, je me suis battue pour devenir athlète olympique, mais je ne veux pas seulement arriver et dire : "Je suis athlète olympique, j’ai franchi la ligne d’arrivée", affirme-t-elle. Je veux arriver en donnant le meilleur pour mon pays, pour les personnes qui m’ont aidée, pour ce rêve. »