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Championne d’Europe, Metz regrette « le peu de reconnaissance » d’Emmanuel Macron

Handball : Pas invitée à l’Elysée, Metz, championne d’Europe, déplore « le peu de reconnaissance » d’Emmanuel Macron

petit piqueMetz Handball est devenu en juin le premier club français à remporter la Ligue des champions féminine de handball
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

Une page de l’histoire du sport français a été écrite par Metz en juin dernier : le club mosellan est devenu le premier club tricolore à soulever la Ligue des champions après avoir battu Györ, tenant du titre. Sacrées le 7 juin à Budapest, une semaine après la victoire des joueurs du PSG au même endroit, les Messines n’ont cependant pas eu droit aux mêmes égards que le club de la capitale de la part d’Emmanuel Macron.

« Le PSG en football a été reçu quelque temps avant, là je n’ai pas trouvé cela normal du tout, a expliqué l’entraîneur Emmanuel Mayonnade, à l’occasion d’une journée presse de rentrée de la Ligue féminine de hand. Je suis très déçu, pas pour moi, mais pour toutes les femmes, et les hommes, qui défendent des combats. Je n’ai pas d’explication rationnelle à cela. »

Le président garde un « goût amer »

« Je compare des équipes de clubs qui ont gagné la même chose, le même trophée, avec des ressources différentes, poursuit celui qui entraîne Metz depuis dix ans. Je n’ai pas envie d’en faire une histoire politique, mais on connaît l’actionnariat parisien, ici ce n’est que du local, des structures messines et régionales. »

Interrogé sur le sujet, le président de Metz, Thierry Weizman, a lui aussi déploré « le peu de reconnaissance à la tête de l’Etat », évoquant un « goût amer ». « J’aurais vraiment aimé qu’Emmanuel Macron reçoive les filles, ainsi que la ministre des Sports, puisque tout le monde parle de parité, de sport féminin, assure le dirigeant dans des propos rapportés par Le Figaro. C’était vraiment le moment de donner un coup de pouce. Ça n’a pas été fait pour des raisons qui leur sont propres et que je respecte, mais je constate que rien n’a été fait pour nous. »