Euro: L'interview «les Z'amours» de Kévynn et Olivier Nyokas

HANDBALL En l’absence de son frère, Olivier Nyokas joue en Pologne le premier Euro de sa carrière avec l’équipe de France…

Propos recueillis par Guilhem Richaud

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Kévynn et Olivier Nyokas en 2014.
Kévynn et Olivier Nyokas en 2014. — ISA HARSIN/SIPA

On avait pris l’habitude de voir Kévynn Nyokas en équipe de France. Cette année, c’est Olivier, son jumeau qui a fait le déplacement en Pologne avec les Bleus pour l’Euro. Une blessure a empêché les deux frères de rejouer ensemble pour la première fois depuis des années. Les aléas de leurs carrières professionnelles les ont menés à prendre des chemins différents. Mais très proche l’un de l’autre, ils échangent quasiment quotidiennement. Et Kevynn n’a pas hésité à conseiller Olivier pour faciliter son intégration chez les Experts.

Pour dresser le portrait du petit nouveau, ils se sont prêtés au jeu d’une Interview « Les Z’amours ». On a d’abord posé à Kévynn les questions sur Olivier, avant de faire de même avec ce dernier, et de lui montrer ensuite les réponses de son frère. Continuez à lire, vous allez voir, c’est très simple.

Quel est le plus vieux souvenir de handball d’Olivier ?

Kévynn : Ça doit remonter au collège. A l’époque on était à l’Association sportive. Il était dans la classe handball en cinquième. Il en faisait tous les mercredis. C’est un professeur qui s’appelait Mr Bara qui l’a initié et moi j’ai suivi derrière.

Olivier : C’est à l’époque où on habitait à Montgeron. On jouait avec mon frère et un autre ami, qui s’appelait Josué. On était une petite bande de potes qui commençait. C’était un niveau très faible, mais on a vite évolué pour se retrouver à Pontault-Combault.

Après avoir découvert la réponse de son frère : Mais oui, la cinquième ! C’est vrai. Il a raison.

Olivier Nyokas a terminé meilleur marqueur des Bleus face à la Serbie. - AFP

Quel est son plus beau souvenir de handball ?

Kévynn : Je pense que ce sont les matchs qu’il a faits la saison dernière avec son club allemand. Il a enchaîné des performances exceptionnelles. Il a montré à toute l’Allemagne qu’il était vraiment costaud. Il a mis dix buts contre Kiel et a enchaîné le match d’après contre Rhein-Neckar.

Olivier : A l’heure actuelle, ça remonte à 2007, quand je jouais avec mon frère à Paris. La même année, on avait été champion de Nationale 3 et on avait gagné la Coupe de France. Ça avait été assez exceptionnel.

Après avoir découvert la réponse de son frère : Ce que j’ai pu faire l’année dernière en Bundesliga a forcément eu un retentissement en France. Ça m’a donné un peu de reconnaissance pour avoir ma chance avec les Bleus. Je n’ai pas l’impression de faire des choses nouvelles, mais aujourd’hui, c’est davantage reconnu parce que c’est un championnat qui est très regardé.

Quel est son plus gros défaut ?

Kévynn : Son plus gros défaut à mon frère, c’est qu’il est parfait (rire).

Olivier : Dès fois, j’ai peut-être tendance à manquer un peu de confiance en moi, de ne pas être assez sûr de mes qualités pour pouvoir les exploiter à 100 %

Après avoir découvert la réponse de son frère : (Rire) Que dire après ça ?

Sa plus grosse qualité ?

Kévynn : Il a une grande capacité à apprendre. Depuis qu’on est petit, il a toujours été autodidacte. Par exemple quand on jouait au foot quand on était jeune, il a appris à tirer du pied gauche tout seul, alors qu’il était droitier. Aujourd’hui il continue d’apprendre beaucoup par lui-même.

Olivier : Je me définirai comme quelqu’un d’altruiste. Je ne sais pas si on peut toujours en faire une qualité, mais ça me caractérise assez bien. Sur le terrain comme en dehors, j’aime partager et me mettre au second plan pour les personnes que j’aime.

Après avoir découvert la réponse de son frère : C’est quelque chose qu’on apprend. C’est un enseignement qui nous a été donné par nos parents. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont fait des études universitaires et qui ont pu me donner le goût du travail et la volonté d’apprendre.

Quel est son geste technique favori ?

Kévynn : La grande différence entre lui et moi, c’est qu’Olivier maîtrise beaucoup plus de gestes techniques. Il est capable de tout faire. Mais son tir à la hanche est ravageur. Je trouve qu’il ne le sort pas assez souvent car il est vraiment très doué avec ce geste.

Olivier : Je ne le fais pas beaucoup, mais j’aime bien le tir à la hanche. Celui à deux pieds aussi, mais j’essaie d’en faire moins car au niveau international, les défenseurs ne sont pas dupes.

Après avoir découvert la réponse de son frère : J’ai la même conclusion que lui. C’est un geste que je travaille beaucoup.

Comment vous le voyez après sa carrière ?

Kévynn : Il sera entrepreneur. Avec moi. C’est un meneur. Tous les deux on se complète. Il a des compétences que je n’ai pas et inversement. Depuis plusieurs années on a déjà commencé à travailler ensemble. Ça s’est fait tout seul. On s’est diversifié. On a déjà monté des projets ensemble et on est parfaitement entrepreneur.

Olivier : On a beaucoup de projets avec mon frère. Là on vient de lancer une société en Allemagne où on fait du leasing de véhicules. On a un autre projet d’entreprise immobilière en Afrique. On a la volonté de créer et d’entreprendre depuis très jeune. Et l’envie de le faire ensemble.

Après avoir découvert la réponse de son frère : On est d’accord, c’est pas mal pour des associés.

C’est un grand fan de rap. Quel est le dernier morceau qu’il a écouté ?

Kévynn : Pas facile, il en écoute beaucoup. Je vais dire Booba. Avec le choix entre deux morceaux de son dernier CD, Nero Nemesis. C’est « 92i Veyron », ou « Zer ». Je pense que c’est un de ces deux-là.

Olivier : (Après avoir longtemps hésité) C’est Booba, c’est sûr. Je vais dire « Talion », sur son dernier album.

Après avoir découvert la réponse de son frère : Bon, ce sont les deux chansons suivantes sur le CD. Ça fait partie de la playlist.

Il suit aussi beaucoup le basket. Quel est son joueur favori ?

Kévynn : Il est très calé basket. Il regarde beaucoup la NBA et connaît les statistiques de tous les joueurs. Son joueur préféré, c’est Russel Westbrook, d’Oklahoma City. Il le regarde tout le temps. Je pense que c’est une inspiration pour lui.

Olivier : Lebon James, sans aucune hésitation. Je suis son plus grand fan. C’est un joueur que j’adore.

Après avoir découvert la réponse de son frère : Il a en partie raison. Westbrook est un joueur très explosif. J’aime bien avant mes matchs regarder ses actions car il me donne la pêche et de l’assurance. Quand je le regarde, je me dis que c’est possible de faire des choses que je ne peux pas faire. Mais Lebron est pour moi le meilleur joueur de NBA.

La dernière fois que vous avez joué ensemble ?

Kevynn : En match officiel, ça remonte à un bout de temps. A l’époque où on jouait tous les deux à Paris, jusqu’en 2008. Officieusement, tous les étés on est invité à des événements et on joue souvent ensemble.

Olivier : C’était à Paris.

Après avoir découvert la réponse de son frère : Celle-ci n’était pas trop difficile.