Pour Kévynn Nyokas, «le PSG Handball a perdu son esprit familial»
HANDBALL – L'arrière de Chambéry retrouve son ancien club jeudi soir...Propos recueillis par Romain Baheux
Il pourrait parler des heures du handball parisien. De ses moments passés avec les anciens du Paris handball, devenu PSG Handball, de la lutte pour le maintien avec le club parisien et de son départ de la capitale pour Chambéry cet été. L’arrière savoyard (26 ans) retrouve son ancien club, complètement changé par l’apport des investisseurs qataris, jeudi soir avec Chambéry.
Qu’est-ce que ça fait de retrouver le club qui vous lancé chez les professionnels?
Je pense qu’il y aura beaucoup d’émotions quand je retrouverai Coubertin. C’est le premier théâtre de mes exploits, c’est la salle qui m’a vu grandir sportivement. Maintenant, j’y vais avec mon nouveau club avec l’objectif de réaliser une grosse performance. J’essaierai de faire une bonne performance, c’est un match qu’on va jouer très sérieusement. Je ne viens pas juste pour serrer des mains. Je vais retrouver des amis comme Nicolas Claire ou Ibrahim Diaw, c’est ma famille.
Comment jugez-vous le changement de dimension du club, avec l’arrivée des investisseurs qataris?
Ils ont basé leur politique sur le recrutement des meilleurs joueurs mondiaux et le club a sans doute beaucoup perdu son esprit familial. Cet aspect était très présent quand Louis Nicollin possédait le club mais ils n’ont pas voulu le garder. Attention, je ne dis pas que c’est mauvais, c’est même très bon pour le handball français.
Regrettez-vous de ne pas faire partie de ce projet?
La plupart des anciens du club ne jouent pas beaucoup là-bas. Nicolas Claire est l’un des meilleurs demi-centre français et il ne joue pas beaucoup, ce n’est pas normal. Ce sont souvent les mêmes sur le terrain, je suis content d’avoir rejoint Chambéry où j’ai pu étoffer mon jeu.
Vous deviez partir à Montpellier mais le club n’avait pas souhaité vous prendre après la visite médicale…
J’aurais pu rester là-bas mais dans des conditions qui ne me satisfaisaient pas. Je n’ai pas envie d’être revanchard par rapport à ce qui s’est passé avec Montpellier, c’est le passé. Je ne veux plus trop en parler.
En quoi avez-vous progressé dans votre jeu?
J’ai un bagage plus fourni. Quand je m’engageais en attaque à Paris, c’était pour shooter. Maintenant, j’ai plus d’armes pour pouvoir affronter l’adversaire. A Chambéry, c’est plus un jeu d’équipe, tu dois faire confiance à tout le monde. A Paris, on menait l’attaque avec Nicolas Claire. Quand lui ou moi n’étions pas bons, c’était compliqué. Je pouvais rater mes quatre premiers shoots et mettre ensuite les dix autres. J’ai moins de charge sur mes épaules. Ca me rend plus confiant avant d’aller rejoindre l’équipe de France où je vais côtoyer de grands joueurs.
S’installer chez les Bleus, c’est l’un de vos objectifs pour cette année?
Ca et continuer à être bon avec Chambéry. Ca va être compliqué de se qualifier pour la Ligue des champions et de prendre la deuxième place à Montpellier (le club savoyard est quatrième). On n’a plus de joker maintenant. Si c’est possible d’être encore deuxième? On a un objectif que l’on garde pour nous, on verra en fin de saison si on y est arrivés.


















