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L’Australie va durcir les sanctions contre les plateformes

Australie : Les amendes pour violation de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs vont doubler

réglementationLe régulateur australien enquête actuellement sur de potentiels manquements de la part de Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L’Australie va doubler l’amende infligée aux plateformes qui contournent son interdiction historique des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, la portant à près de 60 millions d’euros, afin d’endiguer les fraudes généralisées, a annoncé ce samedi le gouvernement.

Une nouvelle législation portera l’amende à un montant maximal de 99 millions de dollars australiens en cas de manquements répétés à la réglementation, et dotera le gendarme du numérique de pouvoirs accrus pour brider les plateformes, a-t-il précisé.

« Les géants de la tech n’en font pas assez »

Le régulateur australien enquête actuellement sur de potentiels manquements de la part de Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube, a précisé le gouvernement dans un communiqué. « Il est clair que les géants de la tech ne font pas assez pour se conformer à la loi ; il y a encore trop d’enfants sur les réseaux sociaux », a déclaré le Premier ministre Anthony Albanese. « Ces changements reflètent le sérieux avec lequel nous prenons tout manquement des entreprises de réseaux sociaux à leurs obligations », a-t-il ajouté.

La question de savoir si la législation australienne pourrait servir de modèle pour freiner les géants de la tech, dont le pouvoir ne cesse de croître, suscite un vif intérêt à l’échelle mondiale. De nombreux pays ont soit adopté, soit envisagent actuellement des interdictions similaires, notamment le Royaume-Uni, l’Indonésie, les Emirats arabes unis et la Nouvelle-Zélande.

Ruses et contournements

Mais l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en Australie n’a cependant eu que peu d’impact sur les habitudes de navigation des adolescents, a constaté ce jeudi une équipe de chercheurs basés en Australie, dans une étude évaluée par des pairs et publiée par le British Medical Journal (BMJ).

Les chercheurs ont interrogé plus de 400 jeunes utilisateurs de réseaux sociaux juste avant l’entrée en vigueur des restrictions, puis à nouveau trois mois plus tard. Peu de changements ont été observés chez les utilisateurs âgés de 12 à 13 ans, une légère baisse a été constatée chez les 14-15 ans, tandis qu’une augmentation de l’utilisation a été relevée chez les 16 ans et plus. Les utilisateurs mineurs ont expliqué contourner les restrictions en utilisant des comptes enregistrés au nom de personnes plus âgées, en créant de faux comptes ou en se connectant via des navigateurs privés.