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Pourquoi Gonçalo Feio n’est resté le coach de Dunkerque que trois semaines

Ligue 2 : Pourquoi l’USL Dunkerque s’est séparée de son entraîneur Gonçalo Feio après seulement trois semaines

erreur de castingLe volcanique entraîneur portugais de 35 ans, recruté au Legia Varsovie (Pologne) le 20 juin, a déjà quitté dimanche le club nordiste, 4e de Ligue 2 la saison passée. Sous ses ordres, les joueurs de l’USLD s’entraînaient « avec la peur au ventre »
Jérémy Laugier

J.Lau.

L'essentiel

  • L’USL Dunkerque, qui avait réalisé une très bonne saison 2024-2025 en Ligue 2 (4e), vient de se séparer dimanche de son nouvel entraîneur portugais Gonçalo Feio… recruté trois semaines plus tôt !
  • Selon plusieurs témoignages anonymes révélés par L’Equipe ce mardi, le jeune coach de 35 ans aurait d’emblée créé un climat anxiogène à l’entraînement, se mettant à dos joueurs et dirigeants.
  • Le coprésident Demba Ba, désormais en quête d’un nouvel entraîneur, reconnaît son erreur de casting : « J’ai voulu croire en lui. Cela m’a donné tort mais je ne veux pas condamner un homme ».

On avait laissé l’USL Dunkerque il y a deux mois avec un statut de révélation de la saison 2024-2025, entre une bluffante 4e place en Ligue 2 et une passionnante demi-finale de la Coupe de France perdue contre le PSG (2-4). Et puis le tourbillon Gonçalo Feio est passé par là à l’arrivée de l’été. Recruté le 20 juin par le club nordiste pour succéder à son compatriote Luis Castro, désormais à la tête du FC Nantes, l’entraîneur portugais n’a tenu en place que trois semaines.

Un scénario rarissime, sans le moindre match officiel disputé avec Dunkerque, qui en dit long sur l’erreur de casting du désormais coprésident du club Demba Ba. L’Equipe fait en effet part ce mardi d’un climat anxiogène à l’entraînement, jusqu’à cette décision dimanche, d’un « commun accord », de stopper l’expérience Gonçalo Feio avant même le début de la saison.

« J’ai voulu croire en lui, cela m’a donné tort »

Arrivé du Legia Varsovie (Pologne), l’entraîneur de 35 ans se serait ainsi d’emblée mis à dos les joueurs. « Rapidement, il y a eu une forme de chape de plomb autour des séances, un climat hyper négatif, confie un témoin tenant à garder l’anonymat. Les joueurs s’entraînaient avec la peur au ventre. » Gonçalo Feio aurait régulièrement lancé des attaques à l’encontre du fonctionnement du club, allant jusqu’à affirmer : « On dirait une équipe d’amateurs ».

Après un énième coup de sang contre ses (déjà) ex-dirigeants en plein match amical, samedi face à Boulogne-sur-Mer (1-5), le jeune coach portugais a pris la porte. « Nous avions étudié avec précision la personnalité de Gonçalo et nous savions que c’était quelqu’un de passionné, de sanguin, raconte l’ancien attaquant de Chelsea Demba Ba. Il y avait un risque dont nous étions conscients. Mais dans nos échanges, nous avions été très clairs sur des notions essentielles d’unité et d’humilité. Avec un pacte moral qu’il avait accepté. J’ai voulu croire en lui. Cela m’a donné tort mais je ne veux pas condamner un homme. Chacun a ses traumas. »

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Avant d’entraîner le Legia Varsovie, Gonçalo Feio avait surtout défrayé la chronique en étant mis en examen pour avoir blessé en mars 2023 le président du Motor Lublin (son précédent club), à l’issue d’un match du championnat polonais. Nul doute que l’USLD devrait opter pour davantage de quiétude dans son prochain choix d’entraîneur, attendu cette semaine.