Fenerbahçe-OL : Supérieur à une équipe construite à coups de millions, Lyon croit plus que jamais en la qualif en C1
LIGUE DES CHAMPIONS•Les Lyonnais ont montré un visage conquérant face à une équipe du Fener' loin d’être au niveau malgré un recrutement cinq étoiles. En ramenant le match nul de Turquie, les chances de qualif sont grandes la semaine prochaine au Groupama StadiumA.L.G.
On leur avait promis l’enfer, comme toujours quand une équipe comme l’OL se déplace sur la pelouse du Fenerbahçe mais, là-bas comme ailleurs, les ambiances bouillantes ne résistent pas longtemps si leur équipe ne montre rien sur le terrain. C’est à peu de chose près ce qui s’est passé mardi soir sur le versant oriental d’Istanbul, dans ce quartier du Fener qui respire foot matin, midi et soir, quand les Lyonnais ont pris le jeu à leur compte en match aller du barrage de la Ligue des champions.
Face à une équipe rebâtie à grands coups de valises de billets - et ce malgré une dette estimée à près de 450 millions d’euros - avec de bons et parfois, de grands joueurs, on pense notamment à Mason Greenwood et/ou Romelu Lukaku, les Gones ont vite prouvé que le football est d’abord un sport d’équipe et non un empilement d’individualité.
Greenwood répond à Openda
Plus solide et solidaire, mieux organisée et se trouvant par séquence les yeux fermés sur le terrain et dans les enchaînements techniques, les hommes de Fonseca ont été récompensés en ouvrant le score grâce à Openda de la tête, après un énorme travail et un super centre de Tolisso (40e). En face, il aura fallu attendre un geste de génie de Greenwood au retour des vestiaires, passement de jambes et patatasse dans la lucarne de Greif, pour réveiller un stade devenu soudain plus calme après le premier but lyonnais.
Mais ce Fenerbahçe-version PSG-version QSI en début d’ère a trop de lacunes et de joueurs ne se connaissant que trop peu pour bousculer un collectif comme celui de l’OL, à deux doigts d’une rétrogradation en Ligue 2 l’été dernier pour finalement terminer quatrième de Ligue 1. Et si le club rhodanien a perdu des éléments et qu’il devrait en perdre encore d’autres (Malik Fofana notamment) d’ici la fin du mercato, il a aussi gagné en la personne de Loïs Openda un attaquant de pointe qui devrait, sauf pépins physiques, lui mettre une bonne partie de ses buts cette saison.
La qualif à portée de pieds
On regrettera seulement que les joueurs n’aient pas réussi à concrétiser leur domination globale en marquant le but qui aurait fait une grosse différence au retour. Mais, si Lyon continue de mettre autant de cœur et d’envie, tout en réglant les dernières approximations techniques et les quelques passages à vides de sa défense, la semaine prochaine au Groupama Stadium, il aura parfaitement le droit de rêver à une qualification en Ligue des champions, sept ans après avoir quitté la plus belle des scènes européennes.



















