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Le « miracle-ball » d’Ancelotti va-t-il opérer une fois de plus au Bernabeu ?

Real Madrid - Arsenal : Le « miracle-ball » d’Ancelotti va-t-il opérer une fois de plus au Bernabeu ?

Ligue des championsLe Real Madrid reçoit Arsenal avec l’espoir de renverser un quart de finale de Ligue des champions pourtant très mal embarqué après la défaite (3-0) à Londres
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Le Real Madrid reçoit Arsenal mercredi soir en quart de finale retour de la Ligue des champions.
  • Battus 3-0 à l’aller, les Madrilènes sont très mal embarqués pour rejoindre le dernier carré, mais ils veulent croire en leur bonne étoile quasi mystique en Coupe d'Europe.
  • Plus que sur un fond de jeu abouti ou une tactique savamment élaborée, c’est sur un ensemble de paramètres pas toujours rationnels que s’appuie le Real pour renverser la table. ce qu’on appellera le « miracle-ball » de Carlo Ancelotti.

Le luxe et le confort du supporter merengue ne se mesurent pas au nombre de Ligues des champions disposées dans l’armoire à trophées. Ils résident dans ce déni irrationnel de la défaite que rien ne saurait ébranler, pas même un 3-0 concédé en quart de finale aller de la compétition sur la pelouse d’Arsenal. Année après année, les grandes joutes européennes ont prouvé que le Real Madrid avait le don de toujours s’en sortir.

Craindre l’irréversible ne peut pas exister pour ceux que l’histoire a toujours sauvé. « Nous allons leur apprendre qu’il n’y a pas de barrières ni de limites », prévenait le club espagnol dans une vidéo diffusée sur sa chaîne à la veille de la réception des Gunners. Qui d’autre dans le monde peut se prévaloir d’une telle confiance, pour ne pas dire arrogance, une semaine après avoir été laissé pour mort dans la Tamise, et alors que les chiffres ont de quoi rendre dépressif le plus grand des optimistes. A savoir : 4 % de chances de se qualifier et zéro victoire en trois matchs contre Arsenal en C1.

Des remontées sorties de nulle part

« Le Real Madrid a les ressources pour renverser cette situation, se persuadait Carlo Ancelotti en conférence de presse de veille de match retour. Nous avons la qualité, l’implication, l’expérience, et le soutien infaillible de nos supporters. On doit garder la tête froide et réaliser un match intense, avec plus de pression, plus de contrôle du match. La magie, ça n’existe pas. » Dernière phrase ironique quand on connaît la propension du Real à faire basculer les situations désespérées au Bernabeu sur tout, sauf des décisions tactiques fortes de l’Italien.

En 2021, la volonté de Benzema a suffi à faire plier le PSG, pourtant mené par un Mbappé hégémonique. En 2024, les cieux faisaient une démonstration ostentatoire de leur préférence pour le Real en demi-finale retour contre le Bayern Munich : faute de main de Neuer pour ouvrir la voie à un doublé salvateur de Joselu – plus proche d’une marque de biscuits que d’un grand attaquant – dans les dernières secondes. Tellement hollywoodien qu’on ne serait pas surpris d’apprendre un jour que tout était scripté.

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Les grands principes du « Inchallah-ball » de Carlo Ancelotti :

> Tout miser sur l’ambiance intimidante du Bernabeu.

> Croiser les doigts pour un petit coup de pouce de l’arbitre : Oui, oui il y avait faute de Karim sur Gigio Donnarumma…

> Prier pour une sacoche de Valverde des 30 mètres.

> Attendre l’erreur fatale de l’entraîneur adverse. Exemple : Tuchel qui précipite la chute du Bayern en mettant Kim Min-Jae à la place de Leroy Sané pour bétonner alors que les Allemands avaient la maîtrise et menaient au score.

> Brûler un cierge pour que les stars fassent le taf.

Ancelotti compte sur un grand Mbappé

La dernière lubie de l’Italien consiste précisément à mettre Kylian Mbappé dans les meilleures conditions psychologiques afin qu’il reproduise son triplé en barrage contre Manchester City. A priori, ça part mal, le Français s’est rendu coupable d’une amputation de jambe sommaire contre Alavés, signe d’une frustration probablement née de ses deux semaines passées sans planter la moindre cacahuète. Mais d’après Marca, Carlo Ancelotti et Florentino Pérez se seraient entretenus avec leur attaquant pour lui prodiguer « une thérapie urgente ».

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« Il est un peu touché, il se sent déçu pour ce qui s’est passé, déclarait mardi le coach merengue. Il s’est très bien entraîné [lundi], il est très motivé. On a besoin de lui, pas seulement pour défendre mais pour marquer aussi. Plus que jamais, on a besoin de ses buts. » Parce qu’il n’y a pas d’autre plan établi. Le chemin tracé n’est pas cérébral, il vient du cœur, d’un peu plus bas, même. « Ce que nous voulons, c’est changer d’état d’esprit et jouer un match sérieux. Avec la tête, le cœur et les couilles, comme le dit Alcaraz. » Voilà qui ressemble un peu plus à du Carlo Ancelotti.