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OM : Pablo Longoria veut « éradiquer la maladie » des fuites médiatiques et s’en prend aux salariés trop bavards
MOTUS ET BOUCHE COUSUE•Pablo Longoria s’est félicité d’avoir fait de la Commanderie un « Guantanamo » à la sauce marseillaise et s’en est pris aux salariés qui auraient les yeux et les oreilles partoutA.L.G.
Il ne manquait plus que le costume militaire, le cigare entre les dents et les gardes du corps à ses côtés pour que le tableau soit complet. Lors de sa conférence de presse de fin de saison, Pablo Longoria a montré dans un discours aussi énergique que flippant (par moments) qu’il était en guerre contre à peu près tout le monde.
Après les arbitres et la VAR, qu’ils jugent responsables d’une bonne partie des ratés de son équipe, le président espagnol de l’OM s’en est pris, sans les nommer, aux gens du club qui auraient tendance à trop s’épancher dans les médias sur des domaines, notamment le sportif, qui ne les regardent pas.
Après s’être vanté d’avoir fait de la Commanderie, trop ouverte aux quatre vents et aux regards indiscrets, un « Guantánamo » à la marseillaise, le boss a embrayé avec une punchline plus folle encore, précisant qu’il souhaitait « éradiquer cette maladie » qu’est l’intrusion des salariés dans le domaine sportif.
« Il y a des tensions internes », constate Longoria
« Il y a une façon de vouloir se mêler des affaires des autres que je n’ai vue nulle part au monde. C’est une maladie et je vais éradiquer cette maladie, a-t-il déclaré, le regard fixe et déterminé. Chacun des salariés pouvait voir les entraînements, qui allait jouer le week-end. Ce n’est pas normal. Il y a des tensions internes qui ne vont pas dans la bonne direction des intérêts sportifs. »
S’il est évident que l’OM n’est pas un club comme les autres et qu’il y a certainement quelques drôles d’habitudes à tordre, la posture offensive et les mots employés par Pablo Longoria laissent penser que le dirigeant espagnol a sacrément évolué depuis son arrivée au club. Volontiers parano, en guerre contre la terre entière, le président olympien a pris un virage net qui tranche avec l’image plutôt sympathique de ses débuts.


















