Ces 10 plantes qui purifient l’air de votre intérieur
Pour assainir son intérieur sans tout miser sur les appareils électriques, certaines plantes peuvent offrir un petit coup de pouce naturelFostine Carracillo pour 20 Minutes
L'essentiel
- L’air intérieur peut concentrer des substances indésirables issues des peintures, des meubles, des colles ou des produits ménagers.
- Certaines plantes, comme l’aloe vera, le spathiphyllum, le chlorophytum ou le pothos, sont souvent citées pour leur capacité à absorber une partie de ces polluants.
- Elles ne remplacent pas l’aération quotidienne, mais bien choisies et bien entretenues, elles rendent la maison plus saine, plus agréable et plus vivante.
L’air de nos logements n’est pas toujours aussi sain qu’on l’imagine. Entre les peintures, les colles, les meubles neufs, les produits ménagers, les parfums d’intérieur ou encore la fumée de cigarette, certaines substances indésirables peuvent s’accumuler dans la maison sans que l’on s’en rende compte.
Les plantes ne remplacent évidemment pas l’aération quotidienne, ni une bonne ventilation. Elles peuvent toutefois apporter un vrai supplément de confort, en participant à l’humidification de l’air, en absorbant certains polluants et en rendant l’intérieur plus agréable à vivre. À condition, bien sûr, de les considérer comme un coup de pouce naturel, et non comme une solution miracle.
L’aloe vera, une valeur sûre pour commencer
Facile à vivre, graphique et peu exigeant, l’aloe vera fait partie des plantes les plus simples à adopter lorsque l’on veut verdir son intérieur sans se compliquer la vie. On le connaît surtout pour son gel utilisé en cosmétique, mais cette plante succulente est aussi souvent citée pour sa capacité à agir sur certains polluants présents dans l’air de la maison.
Elle est notamment associée à l’absorption du formaldéhyde et du benzène, deux substances que l’on peut retrouver dans certaines peintures, colles, encres ou produits ménagers. Pour la garder en forme, mieux vaut lui offrir une place lumineuse, un pot bien drainé et des arrosages modérés. L’aloe vera préfère même que sa terre sèche légèrement entre deux apports d’eau.
Le spathiphyllum, une plante aussi belle qu’efficace
Aussi appelé fleur de lune, le spathiphyllum coche presque toutes les cases de la plante d’intérieur idéale. Son feuillage vert, ses fleurs blanches élégantes et son allure très douce en font une valeur sûre dans un salon, une chambre ou une entrée. Mais son intérêt ne s’arrête pas à son apparence.
Cette plante tropicale est régulièrement citée parmi les plus intéressantes pour aider à capter plusieurs composés indésirables, comme le benzène, l’ammoniac, le formaldéhyde, le xylène ou le trichloréthylène. Elle apprécie les pièces lumineuses sans soleil direct, une température assez stable et une atmosphère légèrement humide. Un bon choix pour celles et ceux qui veulent une plante décorative, mais aussi utile au quotidien.
Le chlorophytum, la plante facile qui fait le travail
Le chlorophytum, que l’on appelle aussi plante araignée, a tout pour plaire aux jardiniers débutants. Il pousse vite, supporte les oublis d’arrosage et se multiplie facilement grâce à ses petites pousses retombantes, que l’on peut ensuite rempoter. Visuellement, son feuillage souple et souvent panaché apporte une touche fraîche sans trop en faire.
Côté air intérieur, il est souvent recommandé contre le formaldéhyde, le monoxyde de carbone, le benzène, le toluène ou encore le xylène. Il trouve facilement sa place dans une cuisine, un séjour ou un bureau. Pour l’entretenir, rien de très compliqué : une lumière modérée, un arrosage régulier mais raisonnable, et une terre que l’on laisse légèrement sécher entre deux arrosages.
Le pothos, parfait même sans main verte
Le pothos fait partie de ces plantes que l’on recommande volontiers à celles et ceux qui pensent ne jamais réussir à garder un végétal en vie. Aussi appelé lierre du diable, il résiste bien, pousse facilement et s’adapte à de nombreux coins de la maison. En suspension, sur une étagère ou guidé le long d’un tuteur, il habille l’espace avec naturel.
Il est régulièrement cité pour son action sur le benzène, le formaldéhyde, le monoxyde de carbone ou le toluène. Peu exigeant, il supporte une lumière moyenne, à condition d’éviter le soleil direct. Son arrosage est simple : on attend que les premiers centimètres de terre soient secs avant de lui redonner de l’eau. Une plante aussi pratique que décorative.
Le palmier areca, idéal pour adoucir l’air ambiant
Avec son port souple et son allure tropicale, le palmier areca apporte immédiatement une sensation de fraîcheur dans une pièce. Il est particulièrement apprécié dans les salons et les grands espaces, où son feuillage léger permet de végétaliser l’intérieur sans l’alourdir.
Son intérêt tient aussi à sa capacité à libérer de l’humidité dans l’air, un vrai plus lorsque l’atmosphère devient sèche, notamment en hiver avec le chauffage. Il est également associé à l’absorption de certains composés comme le xylène, le toluène, le benzène ou le formaldéhyde. Pour bien pousser, il a besoin d’une belle lumière indirecte, d’arrosages réguliers et d’une eau qui ne stagne jamais dans la soucoupe.
Le dragonnier marginé, un bon choix pour toute la maison
Le dragonnier marginé se reconnaît à ses longues feuilles fines, souvent bordées de rouge. Son allure élancée en fait une plante très appréciée pour structurer un coin de salon, habiller un bureau ou apporter de la hauteur dans une pièce. Elle a aussi l’avantage de rester assez simple à entretenir.
Cette plante est régulièrement présentée comme l’une des plus polyvalentes pour agir sur plusieurs polluants de l’air intérieur, notamment le benzène, le formaldéhyde, le monoxyde de carbone, le toluène, le trichloréthylène ou le xylène. Elle aime les températures stables, une lumière moyenne et les arrosages modérés. Elle supporte même plutôt bien les coins à la luminosité moins généreuse.
La fougère de Boston, parfaite dans les pièces humides
Avec ses longues frondes retombantes, la fougère de Boston donne immédiatement du relief à une pièce. Elle aime les atmosphères douces et humides, ce qui en fait une bonne candidate pour la salle de bains, à condition que la pièce bénéficie d’un minimum de lumière naturelle.
Elle est souvent citée pour sa capacité à agir sur le formaldéhyde et le xylène, tout en contribuant à augmenter légèrement l’humidité ambiante. Son entretien demande un peu plus d’attention que celui d’un pothos ou d’un chlorophytum : sa terre doit rester fraîche, son feuillage apprécie les vaporisations régulières et elle supporte mal l’air trop sec. Bien installée, elle devient pourtant l’une des plantes les plus agréables à vivre.
Le ficus elastica, une plante imposante contre certains polluants
Le ficus elastica, aussi appelé plante caoutchouc, séduit par ses grandes feuilles brillantes et son allure très décorative. Il apporte rapidement du caractère à une pièce, surtout lorsqu’il est placé dans un séjour, une entrée ou un espace suffisamment dégagé pour le laisser se développer.
Il est surtout associé à l’absorption du formaldéhyde, un polluant que l’on peut retrouver dans certains panneaux de bois aggloméré, colles ou textiles d’ameublement. Pour le garder en bonne santé, il vaut mieux lui offrir une lumière indirecte, éviter les courants d’air et dépoussiérer régulièrement ses feuilles. Ce petit geste permet à la plante de mieux respirer et de conserver toute sa beauté.
Le lierre, un classique à remettre dans la maison
On le pense souvent réservé aux façades ou aux jardins, mais le lierre peut aussi très bien vivre en intérieur. En pot, en suspension ou laissé retomber depuis une étagère, il apporte une note végétale simple et efficace. Sa réputation de plante robuste n’est pas usurpée : il supporte assez bien les oublis, les pièces plus fraîches et les luminosités modérées.
Le lierre est notamment cité pour son action sur le benzène et le formaldéhyde, mais aussi, dans une moindre mesure, sur le toluène, le xylène et le trichloréthylène. Il préfère les ambiances pas trop chaudes, une terre légèrement fraîche et un feuillage que l’on peut vaporiser de temps en temps. Une plante classique, mais loin d’être dépassée.
L’aglaonéma, l’option idéale pour les coins moins lumineux
L’aglaonéma est une plante d’intérieur élégante, particulièrement intéressante lorsque l’on cherche à végétaliser un espace qui manque de lumière. Ses feuilles graphiques, parfois panachées de vert, de crème ou d’argenté, apportent une vraie présence décorative sans demander une exposition parfaite.
Cette plante tropicale est souvent évoquée pour sa capacité à absorber le formaldéhyde et certains composés organiques volatils. Elle se contente d’une lumière douce, voire modérée, et demande simplement un arrosage régulier sans excès. Mieux vaut éviter l’eau stagnante dans la soucoupe, qui pourrait abîmer ses racines.
Ces plantes ne transforment pas une pièce fermée en air purifié à elles seules. Leur effet reste mesuré dans un logement réel, bien loin des conditions très contrôlées des tests en laboratoire. Mais bien choisies, bien placées et bien entretenues, elles participent à un intérieur plus agréable, plus vivant et plus confortable. Pour garder un air sain, le réflexe le plus important reste d’aérer tous les jours, de limiter les produits ménagers trop chimiques, de nettoyer régulièrement les feuilles et d’adapter chaque plante à la pièce où elle vivra le mieux.


















