Ligue 1 : Un Final Four pour désigner le champion de France, vraiment une bonne idée ?
football•Parmi le flot d’idées émises pour relancer l’attractivité du championnat de France, se trouve celle d’instaurer des play-offs entre les quatre premiers à la fin de la saison pour se disputer le titreN.C.
Lors des nombreuses réunions des groupes de travail qui ont planché sur une grande réforme de l’organisation du football français, annoncée par Philippe Diallo en début de semaine, l’idée a été émise de changer le mode d’attribution du titre de champion. Elle provient, raconte L’Equipe, du groupe sur « l’amélioration du produit Ligue 1 », qui vise à relancer l’attractivité d’un produit amoché par une série de mauvaises décisions prises depuis la crise du Covid.
L’idée serait donc de désigner le champion de France non plus au terme des 34 journées de championnat (ou 38 lorsque la Ligue 1 comptait 20 clubs), mais à l’issue de play-offs disputés entre les quatre premiers de la « saison régulière », comme on l’appelle en rugby ou en basket, deux sports qui utilisent ce format. L’Arkema Première Ligue, chez les féminines, est également organisée comme ça.
Suspense jusqu’au bout
Le but de la manœuvre semble assez clair. Depuis son rachat par QSI, le PSG est sans rival sur la scène nationale. Il a remporté 11 des 13 derniers championnats, avec bien souvent - comme cette saison - une marge considérable sur le reste de la troupe. Le suspense est éventé en avril et ça ne peut pas être bon pour l’attractivité globale de la L1.
Instaurer un Final Four, avec demi-finales qui opposeraient premier et quatrième d’un côté, deuxième et troisième de l’autre, avant une finale entre les deux vainqueurs, serait l’assurance d’une bataille qui ne trouverait son épilogue qu’en toute fin de saison, quels que soient les écarts au classement.
L’écueil du calendrier
Cette perspective peut être séduisante, même pour les supporters parisiens, avec des matchs sous tension jusqu’à la fin de la saison, qui n’empêcheraient pas leur équipe d’être sacrée si elle se montre toujours aussi supérieure. Et pour les autres clubs concernés, l’espoir serait présent jusqu’au bout.
Difficile de dire, pour le moment, comment les acteurs du championnat accueillent cette proposition. Plutôt « bien », assure L’Equipe, alors que d’autres se montrent plus mesurés. Il y a également l’écueil du calendrier, déjà bien chargé. Ajouter deux matchs au programme pour des équipes qui ont en plus toutes les chances d’être concernées par des coupes d’Europe pendant la saison n’est pas vraiment dans l’air du temps – sauf quand on travaille à la Fifa.
La réforme voulue par Philippe Diallo et la FFF, qui prend la forme d’une proposition de loi, sera débattue au Sénat le 10 juin. Si cette première étape se déroule bien, la proposition sera présentée à l’Assemblée nationale au printemps pour un vote définitif.


















