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Les raisons de la colère de Deschamps contre l’organisation de l’Euro 2024

Euro 2024 : Car spartiate, trajets trop longs, récup inégale… Les raisons de la colère de Deschamps sur l’organisation

PAS CONTENTLe sélectionneur n’a pas apprécié la manière dont son équipe a été traitée par l’UEFA lors du match contre l’Autriche
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • Le sélectionneur de l’équipe de France a poussé un coup de gueule contre l’organisation du tournoi après la victoire contre l’Autriche.
  • Car peu confortable, temps de trajet trop long et programmation du match des Bleus et des Pays-Bas, les raisons de la colère de Deschamps sont multiples.
  • Pour autant, William Saliba a assuré que cela ne devait pas servir d’excuses aux Bleus dans l’optique du match de vendredi face aux Hollandais.

A Paderborn,

Sauver la planète, le plancton et les ours polaires a un prix, même pour les joueurs de l’équipe de France. L’organisation de cet Euro 2024 devant être une vitrine du combat mené par l’Allemagne dans la lutte contre le réchauffement climatique – son chef Philipp Lahm en a fait un combat prioritaire après le Mondial énergivore au Qatar – les sélections sont invitées à privilégier les déplacements en train ou en bus dans la mesure du possible.

Ainsi les Bleus ont pris le bus, lundi, lors de leur voyage de Paderborn à Düsseldorf, comme ils avaient pris le train lors du déplacement à Metz à l’occasion du premier match de prépa face au Luxembourg. A l’époque, on avait déjà senti que le sujet n’enchantait pas Didier Deschamps, lequel est très attaché au confort de ses joueurs et à la qualité de leur récupération. Un agacement qui ne s’est pas estompé en Allemagne, après les mésaventures subies lors du premier match contre l’Autriche.

Un retour au camp de base à 3h20 du matin

A l’aller, le temps de trajet avait hérissé le sélectionneur, lequel était sorti de sa réserve pour faire passer un petit message à l’UEFA. « L’organisation laisse à désirer, avait-il déploré en conf après le match. Nous avons fait un déplacement qu’on nous avait vendu entre une heure trente et deux heures, mais nous étions plus proches des trois heures. » Idem au retour (logique, vous nous direz) à en croire Adrien Rabiot, qui s’est présenté ce mercredi en conférence de presse.

« C’est vrai que les conditions n’étaient pas top, sachant qu’on a eu pratiquement trois heures de bus pour rentrer, a-t-il relaté. On sait qu’après un match d’une telle intensité, ce sont les détails qui comptent d’un point de vue de la récupération. On ne va pas en faire tout un plat non plus mais je pense que ça pourrait être géré d’une meilleure manière. »

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Plus que la durée du trajet, c’est le manque de confort du véhicule alloué à l’équipe de France qui a fait rager DD et son staff. Celui-ci nous a fait comprendre que les joueurs manquaient de place pour étirer leurs jambes et que, si cela pouvait évidemment passer pour des petits trajets comme celui du camp de base au terrain d’entraînement (quinze minutes environ), c’était une autre mayonnaise pour un trajet de près de trois heures dans la foulée d’un match à haute intensité.

Pour la prochaine rencontre face aux Pays-Bas, vendredi, à Leipzig, à 400 bornes de Paderborn, la question ne se posera pas puisque les Bleus prendront l’avion la veille. Pour le troisième match, en revanche, le voyage scolaire en car sera à nouveau à l’ordre du jour, Dortmund étant situé à moins de 100 kilomètres de leur camp de base.

Une programmation désavantageuse pour les Bleus

Mais il n’y a pas que le temps de trajet qui a poussé DD à faire du boudin. La différence de traitement entre son équipe et celle des Pays-Bas, prochain adversaire des Bleus, dont le premier match était programmé dimanche à 15 heures, soit trente et une heure avant celui de l’équipe de France, n’a pas plu des masses au sélectionneur.

« Sur tous les matchs, il y a vraiment une intensité très élevée. Alors, je veux bien que ce soit l’ordinateur qui fasse l’ordre des matchs… », a pesté Didier Deschamps lundi soir au micro de TF1. Je ne sais pas comment vous dire ça sans mots qui pourraient être (mal) interprétés. » »

Relancé sur le sujet en conférence de presse, William Saliba n’a pas souhaité en rajouter. « C’est sûr qu’on a deux nuits de moins qu’eux pour récupérer de nos efforts mais on ne va pas commencer à chercher des excuses », a réagi le défenseur des Gunners.

NOTRE DOSSIER EURO 2024

« Dans une compétition comme l’Euro, chaque heure compte pour le staff qui essaye d’optimiser chaque instant, nous indique Xavier Frezza, préparateur physique auprès de footballeurs pros. S’ils avaient joué leur deuxième match dans une semaine, on n’aurait certainement pas entendu Deschamps se plaindre. Mais une journée de récup en plus, ça compte énormément. Je comprends que le sélectionneur puisse avoir un petit ras-le-bol. »