En images : Qui sont les joueurs les mieux payés de leur club en Ligue 1 ?
Football•Le journal « L’Equipe » a dévoilé les meilleurs salaires des joueurs de Ligue 1Antoine Huot de Saint Albin
L’inflation, très peu pour eux. Dans son édition de ce jeudi, L’Equipe dévoile les salaires des joueurs de Ligue 1. Evidemment, que l’on joue au PSG ou à Clermont, les émoluments ne sont pas les mêmes, mais les fins de mois restent quand même plutôt sereines. Et tout ça sans les primes, nombreuses dans les contrats, les droits à l’image, les clauses… La vie est belle dans l’élite. Zoom sur les joueurs les mieux payés de chaque club, classés par ordre décroissant.
Pour sa dernière saison dans notre beau pays, Kylian termine avec panache : 6 millions d’euros sur le compte courant à la fin du mois, c’est laaaaaaaaargement devant tout le monde et dix fois plus qu’Aubameyang, le joueur le mieux payé de Ligue 1 hors Paris Saint-Germain.
La direction de l’OM a fait de gros efforts pour rapatrier Pierre-Emerick Aubameyang l’été denier, en lui offrant un salaire de 650.000 euros bruts par mois, sur un contrat de trois ans. Un gros pari pour un joueur de 34 ans, qu’elle ne regrette sûrement pas, du moins pour cette saison. Le Gabonais, auteur de 23 buts, s’est vite imposé comme la locomotive de l’équipe.
Même salaire pour Wissam Ben Yedder, qui bénéfie de conditions avantageuses à Monaco depuis qu’il est revenu d’Espagne, en 2019. Buteur extrêmement régulier, il vit probablement sa dernière saison en Ligue 1, à 33 ans. Son contrat se termine en juin prochain et ne devrait pas être prolongé par le club princier. S’il part en Arabie saoudite ou au Qatar, comme il en est question, il ne devrait pas voir ses émoluments trop se réduire.
Personne dans le vestiaire lyonnais ne viendra dire que c’est une injustice. Alexandre Lacazette, capitaine et bouée de sauvetage du club cette saison (et celle d’avant), émarge à 500.000 euros bruts mensuels. Il doit toutefois partager son statut de plus gros salaire avec Nemanja Matic, arrivé cet hiver de Rennes et qui a négocié de quoi mettre ses enfants dans une (très) bonne école.
On ne peut pas dire que Waldemar Kita ait fait une affaire en recrutant Moussa Sissoko. Pas franchement efficace dans le jeu, Moussa Sissoko a de la peine à retrouver son niveau à Nantes, surtout avec cet énorme salaire : 310.000 euros bruts mensuels.
Petite surprise à Nice, où les dernières recrues d’Ineos ne sont pas les mieux loties, même si elles ne sont pas les plus à plaindre, évidemment. C’est la valeur sûre de notre Ligue 1, Gaëtan Laborde, passé par Bordeaux, Montpellier et Rennes, qui est en haut des joueurs les mieux payés au Gym, avec 300.000 euros bruts par mois.
A Rennes, qui lutte pour une place européenne, Martin Terrier, revenu au plus haut niveau après sa grosse blessure, est le joueur qui possède le plus gros salaire, selon L’Equipe : environ 240.000 euros bruts mensuels sur la fiche de paie.
Il faut attendre la huitième place pour enfin voir un gardien. Arrivé de Nottingham Forest il y a deux ans, Brice Samba, le portier lensois, est le mieux payé du côté de Bollaert, avec un salaire estimé à 210.000 euros bruts mensuels. Le même que… l’attaquant Elye Wahi.
A Lille aussi, c’est de nouveau un attaquant qui est le joueur le mieux payé du club. Le Canadien Jonathan David possède un salaire de 187.500 bruts mensuels.
Véritable figure du MHSC, Teji Savanier est le mieux loti du vestiaire montpelliérain avec ses 180.000 euros bruts par mois. Meilleur buteur et meilleur passeur de son équipe, le capitaine assume parfaitement sur le terrain.
Passé dans une nouvelle dimension l’été dernier, avec l’arrivée de BlueCo à la tête du club, le Racing Club de Strasbourg a pu sortir son portefeuille, notamment pour le défenseur Abakar Sylla, qui émarge à 145.000 euros bruts mensuels.
Le FC Metz a fait des folies pour faire revenir Georges Mikautadze. Le Géorgien, révélation de la saison passée, était parti à la fin de l’été pour l’Ajax Amsterdam, contre 16 millions d’euros. Il avait pris une nouvelle dimension financière là-bas, avec un contrat à 250.000 euros par mois. Mais ça ne s’est pas bien passé du tout sur le terrain, et comme le club messin se morfondait en bas de tableau, les deux parties ont repris contact lors du mercato d’hiver. Mikautadze est donc revenu pour tenter d’aider le club à se maintenir. Il en coûte 125.000 euros bruts par mois aux dirigeants, une somme largement supérieure à leurs standards.
Les deux plus gros noms du FC Lorient squatte logiquement le haut de la grille. Tiémoué Bakayoko, passé par Monaco, Chelsea ou l’AC Milan ces dernières années, perçoit 120.000 euros bruts par mois, voire un peu plus si l’on compte les primes individuelles incluses par le président Féry pour le convaincre de venir l’été dernier. Même montage pour Benjamin Mendy, venu pour se relancer après avoir été reconnu non-coupable lors de son procès en Angleterre.
En échec au Losc, où il devait prendre une autre dimension après une saison très réussie à Clermont, Mohamed Bayo a été contraint de retrouver un club aux ambitions plus modestes pour se relancer.
L’attaquant a consenti des efforts financiers, tout comme le club du Havre, pour parvenir à un salaire de 105.000 euros bruts mensuels. Le plus gros de l’histoire du promu.
Fidèle parmi les fidèles, le capitaine Yunis Abdelhamid est le joueur le mieux payé du Stade de Reims, avec 100.000 euros bruts par mois. Seul le Japonais Junya Ito arrive à sa hauteur. Mais pour tous les joueurs, un système « détaillé et individualisé » de prime a été instauré, selon le classement en fin de saison. Si Reims se maintient à sa 9e place actuelle, par exemple, Abdelhamid aura touché l’équivalent de 120.000 euros mensuels pendant la saison.
Toulouse est l’un des très rares clubs où personne en dépasse la barre des 100.000 euros par mois. Le seul à s’en approcher est le jeune marocain Zakaria Aboukhlal, revalorisé à hauteur de 90.000 euros l’an dernier après une saison très aboutie et sa participation à la Coupe du monde.
Le président brestois Denis Le Saint est un homme raisonnable, qui a une idée très précise de ce que doit la grille salariale dans son club. Pas de folie, et prime aux valeurs sûres, qui s’engagent sur une longue durée. C’est ainsi que Pierre Lees-melou, qui a encore prolongé son bail de deux ans en novembre (jusqu’en 2027) malgré l’intérêt de plus grands clubs, est désormais le joueur le mieux du club. Vu la hauteur toute relative du montant (80.000 euros bruts) par rapport aux autres clubs et sa part dans la magnifique saison brestoise, il n’y aura pas grand monde pour s’en offusquer.
Dans un club qui gère son budget au plus serré de peur de se mettre dans le rouge en cas de relégation, difficile d’obtenir autre chose que des clopinettes à l’échelle du football professionnel. Maxime Gonalons, le plus expérimenté du groupe, émarge à 60.000 euros bruts par mois.


















