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La fédération iranienne de football va porter plainte auprès de la Fifa

Coupe du monde 2026 : L’Iran va porter plainte auprès de la Fifa à cause des « restrictions » pour entrer aux Etats-Unis

TensionsLa fédération iranienne a annoncé jeudi vouloir porter plainte contre l’instance du football mondial, présidée par Gianni Infantino, au vu du « désastre » logistique qu’elle subit dans ce Mondial 2026
Mondial 2026 : à Los Angeles, le match de l’Iran devient une tribune contre le régime
Jérémy Laugier

J.Lau. avec AFP

L'essentiel

  • L’équipe d’Iran se plaint d’être « maltraitée » lors de la Coupe du monde 2026, qui se déroule jusqu’au 19 juillet au Mexique, au Canada, et principalement aux Etats-Unis.
  • Via un communiqué, la fédération iranienne de football annonce porter plainte auprès de la Fifa en raison des « restrictions » imposées par les Etats-Unis pour l’entrée de la sélection sur leur territoire, avant chaque match de ce Mondial.
  • Basé au Mexique durant la compétition, le groupe iranien dénonce le fait de n’être autorisée à arriver « qu’un jour avant chaque rencontre », au lieu de deux jours comme demandé. Il estime que ces « restrictions sont contraires au principe d’égalité des conditions pour toutes les équipes participantes ».

La sélection iranienne n’a eu besoin de disputer qu’un match dans cette Coupe du monde 2026 avant d’énoncer un profond ras-le-bol. L’équipe s’estime ainsi « maltraitée » dans ce tournoi, et elle a annoncé jeudi qu’elle allait porter plainte auprès de la Fifa, à cause des « restrictions » pour entrer aux Etats-Unis. Celles-ci l’empêchent, selon la communication iranienne, d’aborder sereinement le prochain match contre la Belgique, dimanche (21 heures) à Los Angeles.

Déjà échaudée par le refus de Washington de délivrer des visas à certains membres de son encadrement pour le tournoi, la « Team Melli » se plaint désormais de n’être autorisée à arriver « qu’un jour avant la rencontre » de dimanche, au lieu de deux comme elle l’a demandé. Ces « restrictions sont contraires au principe d’égalité des conditions pour toutes les équipes participantes, et elles risquent de nuire à la préparation », a argué un responsable de l’équipe dans un communiqué.

Un camp de base au Mexique et non plus en Arizona

« Par conséquent, la fédération iranienne exprimera officiellement son mécontentement et déposera une plainte officielle auprès de la Fifa par les voies appropriées », a-t-il ajouté. La Fifa n’a pour le moment pas réagi à cette information. Lundi, après le nul (2-2) concédé par l’Iran pour son premier match contre la Nouvelle-Zélande, déjà à Los Angeles, le sélectionneur Amir Ghalenoei avait estimé que son équipe était « la plus maltraitée de toute la Coupe du monde ».

Après des mois d’incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, la « Team Melli » participe bien au tournoi mais elle s’est exilée à la dernière minute au Mexique, où elle a installé son camp de base (à Tijuana) plutôt qu’en Arizona. Les Etats-Unis ont par ailleurs refusé des visas à une quinzaine de membres de sa délégation, dont son attaché de presse.

L'attaquant et capitaine iranien Mehdi Taremi, ici lors du premier match contre la Nouvelle-Zélande (2-2) à Los Angeles, dénonce un « désastre » logistique concernant la sélection iranienne dans ce Mondial.
L'attaquant et capitaine iranien Mehdi Taremi, ici lors du premier match contre la Nouvelle-Zélande (2-2) à Los Angeles, dénonce un « désastre » logistique concernant la sélection iranienne dans ce Mondial. - B. Clark/Cal Sport Media/SIPA

Washington estime suivre la procédure prévue

Face à ces difficultés, le staff technique a établi un programme prévoyant que l’équipe « devait arriver dans chaque ville hôte deux jours avant chaque match et regagner son camp de base le lendemain de la rencontre, afin d’assurer une préparation technique et physique optimale », comme l’a expliqué ce même responsable iranien.

Mais pour son match contre la Nouvelle-Zélande, la sélection iranienne n’a pu arriver que la veille à Los Angeles, et elle a dû repartir immédiatement après le coup de sifflet final. « La même situation se répète aujourd’hui avant le deuxième match puisque notre demande a une nouvelle fois été rejetée », déplore le dirigeant iranien. Le capitaine de l’équipe Mehdi Taremi a de son côté dénoncé un « désastre » logistique.

Notre dossier sur la Coupe du monde 2026

Washington, qui vient de signer un premier accord pour mettre fin à la guerre contre Téhéran, se défend d’entraver la préparation des Iraniens. Directeur du groupe de travail de la Maison Blanche sur l’organisation du Mondial, Andrew Giuliani a notamment assuré cette semaine qu’il a toujours été prévu que l’Iran n’entre aux Etats-Unis que la veille de ses matchs. « Nous avions clairement indiqué que telle était la procédure », a-t-il affirmé avec fermeté.

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