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PSG - OM : « J’ai pleuré dans le vestiaire »… De Zerbi et Marseille sonnés par l’épilogue du Trophée des champions
Défaite amère•L’entraîneur marseillais et son directeur sportif Medhi Benatia ont reconnu être « dépités » par la défaite aux tirs au but (2-2, 1-4) contre le PSG, « dure à accepter », jeudi soir au KoweïtJ.Lau.
L'essentiel
- L’OM a perdu le Trophée des champions contre le PSG aux tirs au but (2-2, 1-4), jeudi soir au Koweït, après avoir encaissé l’égalisation de Gonçalo Ramos dans le temps additionnel (90e + 5).
- Le club marseillais manque ainsi l’opportunité de remporter un premier titre depuis la Coupe de la Ligue 2012. Roberto De Zerbi a exprimé sa profonde déception face aux médias : « La première chose que j’ai dite à mon équipe, c’est que je n’avais jamais pleuré après avoir perdu. Et aujourd’hui, j’ai pleuré quand je suis rentré dans mon vestiaire. »
- De son côté, le directeur sportif de l’OM Medhi Benatia s’est dit « dégoûté et dépité » par l’épilogue de ce Trophée des champions, bien plus indécis que prévu, quatre jours après le couac marseillais devant Nantes (0-2) en Ligue 1.
Un Trophée des champions placé début janvier, qui plus est au Koweït, peut-il sérieusement devenir LA déception traumatisante de la saison de l’OM ? Les contours de ce match avaient beau rendre a priori l’événement insipide au possible, la dramaturgie de ce Classique contre le PSG, et l’épilogue cruel pour les Marseillais (2-2, 1-4 aux tirs au but) pourraient bien laisser des traces. Leonardo Balerdi et ses coéquipiers ont ainsi dû être piqués par le (gentil) chambrage de leurs adversaires du soir, à commencer par Nuno Mendes et Marquinhos.
Mais l’essentiel est ailleurs : l’égalisation de Gonçalo Ramos, au bout du temps additionnel (2-2, 90e + 5), accompagnée des échecs de Matt O’Riley et de Hamed Junior Traoré aux tirs au but, risque de trotter dans les têtes pendant un moment. Car quelle que soit la valeur qu’on peut lui accorder, le Trophée des champions reste factuellement un titre. Et à une minute près, l’OM aurait enfin eu une ligne supplémentaire à son palmarès, quatorze ans après une Coupe de la Ligue remportée.
Une qualité de match tranchant avec Nantes
Roberto De Zerbi n’a pas cherché à minimiser l’énorme déception de son groupe, bien au contraire. « La première chose que j’ai dite à mon équipe, c’est que je n’avais jamais pleuré après avoir perdu, a confié l’entraîneur olympien en conférence de presse. Et aujourd’hui, j’ai pleuré quand je suis rentré dans mon vestiaire car on s’était préparé d’une manière particulière, et que le PSG reste l’équipe qui joue le mieux en Europe depuis un an et demi. Mais aujourd’hui, Marseille méritait de gagner. »
Le technicien italien a tenu à saluer la prestation de son équipe, à des années-lumière du non-match contre Nantes (0-2) quatre jours plus tôt : « Nous devons toujours exiger de nous-mêmes ce type de performance. Aujourd’hui, il y avait tout ce qui doit être demandé dans une rencontre de football. Ça fait mal parce qu’on a fait un grand match. C’est dur à accepter, ça fait souffrir, le foot est parfois injuste. On voulait écrire l’histoire contemporaine du club avec un trophée attendu depuis si longtemps. »
Benatia également « dégoûté » par l’issue du match
Sauf que les Marseillais rentrent donc bredouilles en France. Se déclarant « dégoûté et dépité » par le résultat final, le directeur sportif de l’OM Medhi Benatia a lui aussi montré en zone d’interview à quel point tout le club était dans l’émotion, jeudi soir au Koweït.
Notre dossier sur l'OM« A Marseille, c’est difficile de se projeter, a-t-il expliqué. Sur le match contre Nantes, il y avait tout à jeter. Donc pour ma part, je ne me projette pas du tout, bien au contraire. Il faut juste savoir "profiter" de ce genre de match, même si ce n’est pas une victoire. Profiter du travail qui a été fait, pour ne pas tout le temps faire que critiquer et critiquer. A Marseille, tu n’as jamais le temps. C’est tout le temps dans l’adversité, la critique. Dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place… » A quel point « dans pas longtemps » au juste, Medhi ?



















